L’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) a lancé la revue des marchés publics du premier semestre 2026. Pendant quatre jours, les acteurs de la commande publique examinent les performances des autorités contractantes, identifient les difficultés rencontrées et recherchent des réponses pour rendre les procédures plus efficaces, au service des investissements publics et des citoyens.

La qualité de la planification et la rapidité des procédures figurent parmi les priorités de la revue des marchés publics du premier semestre 2026, ouverte le 28 juillet par l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP). Jusqu’au 31 juillet, les principaux acteurs du secteur passent en revue les résultats enregistrés depuis le début de l’année afin de renforcer l’efficacité de la commande publique au Togo.
La rencontre rassemble les Personnes responsables des marchés publics (PRMP), les autorités contractantes, les représentants du secteur privé, de la société civile ainsi que les structures de contrôle, notamment la Direction nationale du contrôle de la commande publique (DNCCP) et la Direction nationale du contrôle financier (DNCF). Les échanges portent sur l’exécution des Plans de passation des marchés (PPM), document qui organise les acquisitions publiques et facilite la mise en œuvre des projets inscrits au budget de l’État.
À l’ouverture des travaux, le directeur général par intérim de l’ARCOP, Aftar Touré Morou, a rappelé que la réussite d’un marché public dépend d’abord d’une préparation rigoureuse. « Dans la vision du gestionnaire, celui qui ne planifie pas planifie sa chute », a-t-il déclaré, avant de souligner que le Plan de passation des marchés constitue « l’outil fondamental pour transformer les budgets en réalités concrètes pour les populations ».

Le directeur général par intérim a également insisté sur les conséquences concrètes des choix opérés durant les procédures de passation. Selon lui, une mauvaise définition des besoins ou des spécifications techniques peut affecter durablement des secteurs tels que l’éducation ou la santé. À l’inverse, des procédures conduites avec méthode favorisent une meilleure utilisation des ressources publiques et une réalisation plus rapide des investissements.
Évoquant les effets économiques de la commande publique, Aftar Touré Morou a relevé que la réduction des délais de traitement profite à l’ensemble de la chaîne économique. « Une exécution budgétaire fluide permet de payer les entreprises, qui à leur tour versent des salaires et réinjectent de l’argent dans le circuit économique », a-t-il expliqué.
Cette première journée a aussi permis de présenter les conclusions des audits des marchés publics réalisés en 2024. Les participants ont ensuite découvert la plateforme numérique de formation « e-format », développée par l’ARCOP pour faciliter le renforcement des compétences des acteurs de la commande publique. D’autres communications ont porté sur les garanties financières exigées dans les marchés publics ainsi que sur les insuffisances relevées lors du processus de visa des dossiers.
Par ailleurs, les travaux prévoient un examen détaillé des performances de chaque autorité contractante. Les analyses déboucheront sur des recommandations destinées à améliorer la programmation des marchés, à réduire les retards et à consolider les bonnes pratiques.
Au Togo, la commande publique représente un levier essentiel pour la réalisation des infrastructures, des équipements collectifs et des services financés par l’État. Le renforcement des mécanismes de contrôle, la professionnalisation des acteurs et la numérisation progressive des procédures participent à l’amélioration de la gouvernance des achats publics et à une utilisation plus efficiente des ressources publiques.
