Le dialogue social au Port autonome de Lomé (PAL) connaît un nouvel épisode de tension. Le Syndicat des Agents du Port Autonome de Lomé (SYAPAL) a annoncé une grève de 72 heures, prévue du 11 au 13 août 2026. L’organisation syndicale estime que les discussions engagées avec la direction générale n’ont pas permis de répondre à ses revendications et entend désormais poursuivre son action sur plusieurs fronts.
Dans un communiqué, le bureau exécutif du SYAPAL explique que cette décision intervient après plusieurs semaines d’attente. Le syndicat rappelle que des réunions de conciliation se sont tenues les 10 et 16 juin 2026. Toutefois, il affirme qu’« aucune réaction officielle de la direction générale du port concernant les 12 points de revendications du SYAPAL » n’a suivi ces échanges.
Selon le syndicat, « la direction générale du Port autonome de Lomé a utilisé la conciliation pour faire échec à la grève, sans aucune intention de négocier ». Considérant que les discussions n’ont pas produit les résultats espérés, le SYAPAL a choisi de déposer un nouveau préavis de grève couvrant trois jours.
Par ailleurs, l’organisation annonce son intention de porter l’affaire devant les juridictions compétentes. Elle souhaite obtenir des réparations collectives pour ce qu’elle qualifie de « violation de l’arrêté conjoint de 1976 portant statut particulier du personnel du Port autonome de Lomé ». Elle entend également solliciter des réparations individuelles en faveur des agents qui estiment avoir subi un préjudice.
En parallèle de cette démarche judiciaire, le SYAPAL lance un appel à la solidarité de ses membres et sympathisants afin de mobiliser les ressources nécessaires à la procédure. Le syndicat invite aussi les travailleurs concernés à se faire recenser pour la constitution des dossiers qui seront présentés devant les tribunaux.
Cette nouvelle mobilisation intervient alors que le Port autonome de Lomé demeure une infrastructure stratégique pour les échanges commerciaux du Togo et de la sous-région. Les prochains jours devraient permettre de mesurer si de nouvelles discussions pourront être engagées entre les différentes parties avant l’entrée en vigueur du mouvement annoncé.
