Le contrôle des marchandises transportées par voie terrestre évolue. À compter du 24 juillet, chaque déclaration en douane devra désormais correspondre à un seul camion. L’Office togolais des recettes veut ainsi renforcer la maîtrise des écarts constatés lors des opérations de dédouanement et améliorer le suivi des recettes fiscales.
L’Office togolais des recettes (OTR), par l’intermédiaire du Commissariat des douanes et droits indirects (CDDI), instaure une nouvelle règle pour les opérateurs économiques intervenant dans les divisions des opérations douanières terrestres. Désormais, une déclaration ne pourra porter que sur un unique camion, autrement dit un seul chargement.
La mesure figure dans l’avis n°012/2026/OTR/CG/CDDI, signé le 24 juillet 2026 par le Commissaire des douanes et droits indirects, Tèi Konzi. Elle s’adresse aux commissionnaires en douane agréés, consignataires, importateurs et exportateurs. Selon le document, cette décision vise le « renforcement de la maîtrise des écarts et de la mobilisation optimale des recettes ».
L’administration douanière précise que toute déclaration ne respectant pas cette exigence sera « considérée comme irrecevable au cordon douanier ». Cette disposition entre en vigueur dès la date de sa signature et appelle les acteurs du commerce extérieur à adapter sans délai leurs procédures internes.
Cette évolution s’inscrit dans une série d’ajustements techniques engagés par l’OTR depuis plusieurs mois pour rendre les opérations douanières plus lisibles et renforcer la traçabilité des flux de marchandises. En avril 2026, l’institution avait déjà harmonisé les documents exigés pour l’entrée des marchandises dans les terminaux à conteneurs, les magasins et aires de dédouanement ainsi que les ports secs. En juin de la même année, elle avait également rappelé l’interdiction de modifier certaines écritures sur les manifestes au-delà des délais prévus par la réglementation.
L’exigence d’une déclaration par camion répond aussi à un objectif de cohérence entre les documents de transport et les marchandises effectivement acheminées. Une correspondance stricte entre chaque chargement et sa déclaration facilite les contrôles, réduit les risques d’anomalies documentaires et simplifie les opérations de vérification lors du passage aux postes douaniers.
La mesure prolonge des réformes déjà engagées dans certains segments du transport de marchandises. En 2025, l’OTR avait notamment rendu obligatoire une déclaration en détail pour chaque camion chargé de produits pétroliers avant sa sortie des terminaux spécialisés, afin d’améliorer le suivi des opérations de dédouanement.
Pour les opérateurs économiques, cette nouvelle organisation implique une adaptation des pratiques déclaratives. Elle devrait conduire à un traitement individualisé de chaque véhicule transportant des marchandises, avec pour objectif une meilleure fiabilité des données douanières et un contrôle plus précis des flux commerciaux sur le territoire togolais.
