Onze nouveaux agréments d’investissement ouvrent la voie à des projets évalués à 48,35 milliards de FCFA. Leur mise en œuvre est annoncée sur les trois prochains mois et pourrait générer 822 emplois directs. L’enjeu se situe désormais moins dans l’annonce des projets que dans leur passage effectif à la phase d’exécution.
Les chiffres donnent une première mesure de l’opération. Rapportés au nombre de projets, les investissements représentent en moyenne près de 4,4 milliards de FCFA par agrément. Les 822 emplois projetés correspondent, eux, à environ 17 emplois directs pour chaque milliard de FCFA mobilisé. Ces données ne préjugent pas encore des emplois indirects, des achats auprès des fournisseurs locaux ou des effets sur les recettes publiques qui pourraient découler de l’activité future des entreprises.
L’Agence de Promotion des Investissements et de la Zone Franche (API-ZF) est chargée d’accompagner les promoteurs dans cette phase. L’agence exerce notamment des fonctions de guichet unique pour les démarches liées à l’implantation et à l’exploitation des entreprises relevant du Code des investissements ou du régime de zone franche. Elle assure aussi le suivi des investisseurs après leur installation.
Cette fonction de suivi prend une importance particulière avec ces onze projets. Un agrément constitue en effet une autorisation et un cadre d’incitation pour l’investissement, mais il ne signifie pas à lui seul que les capitaux annoncés ont déjà été engagés. La concrétisation des projets, leur calendrier d’exécution et la création effective des emplois seront donc les principaux indicateurs de leur portée économique.
Le dispositif intervient alors que le Togo poursuit la réorganisation de son architecture de promotion des investissements. En mars 2026, le gouvernement a acté la dissolution de la Société d’Administration de la Zone Franche (SAZOF) et le transfert de ses missions à l’API-ZF. Cette évolution vise à regrouper au sein d’une même structure l’administration du Code des investissements et celle du statut de zone franche.
Le secteur privé occupe une place centrale dans la stratégie économique nationale. La feuille de route gouvernementale prévoit notamment l’amélioration de l’attractivité du pays pour les investisseurs, l’opérationnalisation de l’API-ZF, le développement d’un parc industriel autour du Port autonome de Lomé et le renforcement des capacités énergétiques.
Le dispositif d’accompagnement repose aussi sur un cadre d’incitations fiscales et douanières destiné aux entreprises éligibles. Les procédures d’agrément sont administrées par l’API-ZF, qui intervient depuis l’examen des dossiers jusqu’au suivi des projets.
Ces onze agréments ajoutent ainsi une nouvelle série de projets au portefeuille d’investissements attendu dans le pays. Avec 48,35 milliards de FCFA annoncés et 822 emplois directs projetés, leur prochaine échéance sera leur traduction sur le terrain. Les trois mois annoncés devraient permettre de mesurer la capacité des promoteurs et des structures publiques d’accompagnement à transformer les engagements financiers en activités économiques effectives.
