Le duo Bruno Kotoka et Achille Samani aborde à Alexandrie, en Égypte, le Championnat d’Afrique de beach-volley avec un objectif qui dépasse le podium continental. Du 18 au 22 août, la paire togolaise tentera de consolider son rang parmi les meilleures formations africaines et de se rapprocher d’une qualification pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
Le Togo a rejoint l’Égypte dimanche 16 août, à deux jours du début de la compétition. La sélection est conduite par le sélectionneur Robert Gadji, avec Atsou Anato, directeur technique national de la Fédération togolaise de volleyball (FTVB), au sein de l’encadrement.
Cette présence à Alexandrie prolonge une progression déjà visible sur la scène africaine. En 2025, Kotoka et Samani avaient décroché la troisième place du Championnat d’Afrique. Ce résultat avait renforcé la position du Togo dans la hiérarchie continentale et ouvert la voie à une première participation au Championnat du monde de beach-volley, disputé la même année à Adélaïde, en Australie.
La paire togolaise dispose aussi de l’expérience de la campagne olympique précédente. En 2024, elle avait atteint les demi-finales de la Coupe continentale à Martil, au Maroc, avant de terminer au pied du podium. Cette performance n’avait pas suffi à qualifier le Togo pour les Jeux de Paris, mais elle avait confirmé la capacité du duo à rivaliser avec les meilleures paires du continent.
Deux ans plus tard, l’enjeu est donc différent. Le rendez-vous égyptien ouvre une nouvelle campagne vers les Jeux de Los Angeles. Le Togo arrive avec un statut de troisième nation africaine et entend tirer parti de cette position pour poursuivre sa progression dans la course olympique.
La concurrence sera toutefois dense. Seize nations africaines sont annoncées dans le tournoi, avec plusieurs sélections habituées aux phases finales continentales. Le pays hôte, l’Égypte, figure parmi les équipes à surveiller, tout comme le Maroc, la Tunisie, le Mozambique, le Sénégal ou encore le Ghana.
Pour Kotoka et Samani, l’enjeu sera aussi de confirmer les acquis accumulés au cours des dernières saisons. Leur participation au Mondial 2025 leur a permis de se mesurer à des paires de premier plan et d’acquérir une expérience supplémentaire dans les grandes compétitions internationales.
À Alexandrie, le Togo devra donc composer avec une double exigence. Défendre son rang continental et avancer dans le processus de qualification olympique. Les résultats obtenus sur le sable égyptien donneront les premiers repères d’une campagne appelée à s’étendre jusqu’aux Jeux de Los Angeles en 2028.
