Du 10 au 18 août 2026, le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme a conduit une campagne nationale consacrée au Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT). De Dapaong à Lomé, les acteurs territoriaux ont été réunis pour mieux intégrer ses orientations dans les politiques et projets de développement.
Le Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) entre dans une phase d’appropriation. Après son élaboration et sa validation, le gouvernement cherche désormais à renforcer son utilisation par les acteurs chargés de planifier et de développer les territoires.

La mission nationale a conduit les équipes du ministère à Dapaong, Kara, Sokodé, Atakpamé, Tsévié et dans le Grand Lomé. Les rencontres ont associé les administrations, les collectivités territoriales, le secteur privé, la société civile, la chefferie traditionnelle et les partenaires techniques et financiers.
Le SNAT doit servir de cadre de référence pour organiser le développement du territoire sur le long terme. Il vise notamment à réduire les disparités entre les régions, à renforcer la complémentarité entre les territoires et à améliorer la cohérence des investissements publics et privés.
Son élaboration s’inscrit dans une démarche engagée avec la Politique nationale d’aménagement du territoire (PONAT), adoptée en 2009, puis renforcée par la loi n° 2016-002 portant loi-cadre sur l’aménagement du territoire.

Les rencontres ont porté sur les six documents issus du processus d’élaboration du SNAT, dont le bilan-diagnostic, le schéma proprement dit, le dispositif de suivi-évaluation et l’Atlas de développement. Les participants ont aussi été sensibilisés aux modalités de prise en compte de ces orientations dans les politiques, programmes et projets sectoriels.
Les représentants du ministère ont appelé les organes régionaux et locaux à jouer pleinement leur rôle dans cette mise en œuvre. Les gouverneurs et présidents des conseils régionaux ont, de leur côté, encouragé l’intégration des orientations du SNAT dans les plans de développement régionaux et communaux.
Avec cette campagne, le gouvernement cherche ainsi à rapprocher la planification nationale des réalités locales et à renforcer la cohérence des choix qui structurent l’évolution des territoires togolais.
