La sécurité des enceintes sportives devient un volet central de l’organisation du football africain. Du 25 au 27 août 2026, la Confédération africaine de football (CAF) réunira à Lomé des responsables de sûreté, des acteurs du football togolais et des instructeurs de l’instance continentale pour trois jours de formation consacrés à la prévention des risques et à la gestion des situations de crise.
L’atelier se tiendra entre l’hôtel Mirambeau et le stade de Kégué. Son programme associe séances théoriques et exercices pratiques autour du contrôle des accès, de la gestion des foules, de la billetterie, des procédures d’urgence et de la protection des joueurs, arbitres, officiels, personnalités et spectateurs.
Le choix de ces thèmes traduit une évolution dans la conception de la sécurité des matches. La protection d’un stade ne repose plus seulement sur la présence des forces de sécurité. Elle dépend aussi de la préparation des accès, de la circulation du public, de la capacité de l’enceinte, de la coordination des intervenants et de la capacité à réagir rapidement lorsqu’un incident survient.
La CAF a structuré cette approche depuis 2019 avec la création d’un département dédié à la sûreté et à la sécurité. L’instance cherche depuis à diffuser des standards communs auprès de ses associations membres et à renforcer les compétences des personnels chargés de la sécurité des compétitions.
À Lomé, la première journée sera consacrée aux principes de sûreté applicables au football africain, aux règlements de la CAF et aux responsabilités des officiers de sûreté et de sécurité. La protection des acteurs du match, le rôle des stadiers ainsi que l’accréditation et le contrôle des accès feront aussi partie des discussions.
Les travaux se poursuivront sur le terrain. La deuxième journée portera notamment sur la capacité des stades, la gestion des foules, les plans d’intervention et d’urgence, les objets interdits et les engins pyrotechniques. La troisième sera réservée à des exercices au stade de Kégué. Les participants travailleront sur les accès du public, les barrières, les files d’attente et les parcours jusqu’aux tribunes.
Cette méthode répond à une difficulté récurrente dans la gestion des grandes rencontres. Un dispositif peut être parfaitement défini sur le papier et se révéler insuffisant lorsque plusieurs milliers de personnes arrivent en même temps aux portes d’une enceinte. La maîtrise des flux, la séparation des espaces et la coordination entre les différents services deviennent alors aussi importantes que la surveillance des tribunes.
L’atelier de Lomé prolonge une série de formations conduites par la CAF sur le continent. En mars 2026, l’instance avait organisé à Johannesburg un atelier consacré à la gestion des risques, au contrôle des foules et aux situations d’urgence. Des représentants de clubs, de la Fédération sud-africaine de football et des services de police y avaient participé.
Pour le Togo, cette rencontre intervient quelques mois après la réunion annuelle de la Commission médicale de la CAF, organisée à Lomé en avril. Des responsables médicaux de plusieurs associations membres avaient alors échangé sur les protocoles médicaux, le contrôle antidopage et les standards de prise en charge dans les compétitions africaines.
Ces deux rendez-vous relèvent de domaines distincts, mais ils répondent à une même exigence d’organisation des compétitions. La qualité d’un match dépend aussi de la capacité à protéger ceux qui y participent et ceux qui viennent y assister.
Pendant trois jours, les acteurs réunis à Lomé devront donc confronter les procédures aux réalités d’un stade. Avec le stade de Kégué comme terrain d’exercice, la CAF entend rapprocher les standards continentaux des pratiques opérationnelles et renforcer les réflexes de prévention parmi les professionnels de la sécurité du football.
