Les exportations togolaises ont enregistré une progression de 29,5 % sur un an au deuxième trimestre 2026, pour atteindre 295,7 milliards de FCFA. Cette hausse reste toutefois insuffisante pour réduire le déficit commercial, établi à 266,4 milliards de FCFA sur la période.
Les importations ont, elles aussi, augmenté, atteignant 562,1 milliards de FCFA, soit une hausse de 18,5 % par rapport au deuxième trimestre 2025. L’écart entre les deux flux commerciaux continue ainsi de peser sur le solde extérieur.
La performance des exportations repose en premier lieu sur quelques produits. Le phosphate arrive en tête avec 46,7 milliards de FCFA de recettes, représentant 15,8 % des ventes extérieures. Le clinker suit avec 22,3 milliards, tandis que les produits pétroliers raffinés ont généré 21,7 milliards de FCFA.
Cette concentration demeure marquée. Les dix principaux produits exportés représentent à eux seuls 60,9 % de la valeur totale des ventes réalisées à l’étranger. La structure des exportations reste donc largement liée aux produits miniers, agricoles, transformés et aux opérations de réexportation.
La progression apparaît également lorsqu’elle est comparée aux résultats enregistrés quelques mois plus tôt. Au quatrième trimestre 2025, les exportations s’étaient établies à 253,5 milliards de FCFA. Le niveau atteint au deuxième trimestre 2026 confirme ainsi l’augmentation des recettes tirées des marchés extérieurs.
La répartition des débouchés montre toutefois une forte concentration géographique. L’Inde absorbe 40,6 % des exportations togolaises au deuxième trimestre. Elle devance le Burkina Faso, qui représente 17,7 % des ventes, et le Ghana, avec 7,8 %.
Au total, les dix premiers clients concentrent 87,8 % des exportations. Cette configuration souligne le poids de quelques partenaires dans les recettes commerciales du pays et la dépendance des ventes extérieures à un nombre restreint de marchés.
Les échanges avec les organisations régionales présentent en revanche un solde favorable. Le Togo affiche un excédent commercial de 15,8 milliards de FCFA avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), cet excédent atteint 73,5 milliards de FCFA.
