Du 7 septembre à décembre 2026, des enquêteurs seront déployés sur l’ensemble du territoire pour recueillir de nouvelles données sur les conditions de vie des ménages. Cette opération doit notamment permettre d’actualiser les indicateurs de pauvreté et de mieux mesurer les évolutions socioéconomiques enregistrées depuis 2021-2022.
L’enjeu de cette nouvelle collecte se mesure à l’aune des dernières données disponibles. Selon la deuxième édition de l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM-2), le taux de pauvreté monétaire était passé de 55,1 % en 2015 à 45,5 % en 2018, puis à 43,8 % en 2021-2022. Sur la même période, la pauvreté multidimensionnelle avait reculé de 37,1 % à 28,9 %.
C’est précisément cette évolution que la troisième édition de l’EHCVM doit permettre de réévaluer. L’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), en collaboration avec la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et la Banque mondiale, conduira cette deuxième vague de l’opération.
Les enquêteurs s’intéresseront à plusieurs dimensions de la vie quotidienne. Revenus, dépenses, emploi, éducation et santé feront partie des informations recueillies auprès des ménages. L’objectif est de disposer d’une photographie plus récente de leur situation et de détecter les fragilités qui pourraient subsister malgré l’évolution des indicateurs de pauvreté.
La démarche ne se limitera donc pas à établir un nouveau taux de pauvreté. Les données recueillies doivent également alimenter les indicateurs socioéconomiques utilisés pour évaluer les conditions de vie et orienter les politiques publiques. Elles pourront notamment servir à apprécier les écarts entre différentes catégories de ménages et à mieux cibler les interventions sociales et économiques.
L’opération couvrira l’ensemble du territoire et s’étendra jusqu’en décembre. L’INSEED rappelle que les informations recueillies auprès des ménages seront réservées à un usage statistique. Leur traitement devra respecter l’anonymat et la confidentialité prévus par la législation statistique.
Les résultats de cette enquête offriront ainsi une nouvelle base de comparaison avec les données de 2021-2022. Ils permettront de déterminer si la baisse observée de la pauvreté s’est poursuivie et d’identifier les domaines dans lesquels les conditions de vie restent les plus fragiles.
