La Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) veut renforcer le dialogue avec les nouveaux acteurs de l’espace numérique. Réunis le 22 septembre 2026 à Lomé, créateurs de contenus, blogueurs, influenceurs, youtubeurs et tiktokeurs ont échangé avec l’institution sur les exigences liées à une communication responsable sur les réseaux sociaux.
Cette rencontre constitue une première prise de contact officielle depuis l’adoption de la Constitution du 6 mai 2024, qui a élargi les compétences de la HARC à la communication numérique. Son article 78 lui confère notamment la mission de garantir la liberté d’expression et de communication dans cet environnement.
Pour N’do Pabozi, directrice des affaires juridiques et du contentieux à la HARC, les créateurs de contenus ne sont pas des journalistes, mais ils participent pleinement à la circulation de l’information et contribuent à façonner l’opinion. Cette influence implique, selon elle, une attention particulière à la fiabilité des contenus diffusés.
Le président de la HARC, Pitalounani Telou, a présenté la démarche comme essentiellement pédagogique et préventive. L’institution souhaite accompagner les acteurs numériques vers l’adoption de bonnes pratiques, notamment à travers l’élaboration concertée d’un code de bonne conduite et de déontologie.
La vérification des faits, le respect de la vie privée et de la dignité humaine, la protection de l’enfance, la préservation de la paix sociale et la lutte contre la désinformation figurent parmi les principes rappelés au cours des échanges.
Le ministère de la Communication et des Médias a, pour sa part, annoncé la nécessité d’adapter le Code de la presse et de la communication de 2020 aux réalités du numérique. L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy) et l’Instance de protection des données à caractère personnel (IPDCP) ont également appelé les créateurs à mieux intégrer les exigences de sécurité et de protection des données.
La HARC entend ainsi poser les bases d’un cadre de dialogue durable avec les acteurs numériques et favoriser une communication en ligne davantage fondée sur la responsabilité et la fiabilité de l’information.
