Le taux de mise en œuvre des réformes communautaires au Togo est passé de 77,9 % en 2024 à 68,7 % en 2025, selon les chiffres présentés lors de la réunion préparatoire de la 12e revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), ouverte mardi 29 septembre 2026 au Centre administratif des services économiques et financiers (CASEF).
La phase technique de la prochaine revue doit se tenir dans les États membres du 4 au 19 novembre 2026. À l’échelle de l’Union, 149 textes réglementaires et 11 projets et programmes communautaires doivent alors être évalués, pour un montant global de 19,6 milliards de francs CFA.

Le recul enregistré au Togo porte sur l’évaluation de 145 réformes. Vingt-deux textes restent non transposés, dont 19 directives, deux règlements et une décision. Le secrétaire permanent de la Cellule CEDEAO-UEMOA, Essokiza Anakpa, qui représentait le ministre des Finances et du Budget, Georges Essowè Barcola, a appelé les administrations concernées à accélérer le traitement de ces textes.
Cette baisse intervient après une année 2024 au cours de laquelle le Togo avait affiché un taux moyen de mise en œuvre de 77,89 %, contre 76 % en 2023, d’après la Commission de l’UEMOA. Les résultats publiés par l’organisation pour l’exercice 2025 font état d’un taux de 69 %, soit un niveau cohérent avec les 68,7 % présentés lors de la réunion préparatoire.
La situation des programmes et projets présente toutefois une autre configuration. Leur taux d’exécution atteint 91,6 %, tandis que le niveau de décaissement s’établit à 83,6 %, selon les données exposées au cours de la réunion. Ce différentiel place la transposition et l’application des textes réglementaires au centre des travaux préparatoires.
Alioune Sène, représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Togo, a rappelé que la revue annuelle a été instituée en 2013 pour accélérer la mise en œuvre des réformes et des chantiers communautaires. L’exercice est depuis devenu un mécanisme régulier de suivi des engagements pris par les États membres.
La Commission avait engagé dès le début de 2026 des travaux préparatoires destinés à examiner les résultats de l’édition précédente, à ajuster la méthodologie et à préparer le calendrier de la 12e revue. L’organisation régionale a parallèlement retenu pour 2026 un périmètre d’évaluation comprenant 149 textes et 11 programmes ou projets communautaires.
Pour Alioune Sène, la baisse constatée au Togo ne constitue pas une situation définitive. Le représentant résident a appelé à une mobilisation accrue des administrations et à la production de preuves permettant de documenter les progrès accomplis avant l’évaluation de novembre.
