Le rapprochement entre Lomé et Pékin s’étend aux institutions législatives, avec la volonté de renforcer les échanges entre les deux chambres du Parlement togolais et l’Assemblée populaire nationale chinoise. Reçu mardi 13 octobre à Pékin par Zhao Leji, Faure Essozimna Gnassingbé a plaidé pour un dialogue parlementaire plus approfondi et une meilleure coordination dans les enceintes multilatérales, alors qu’il poursuit son séjour officiel en Chine.
Président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale (APN), Zhao Leji a présenté les orientations de la coopération envisagée entre les deux pays. « La Chine est prête à travailler avec le Togo, sous l’orientation du consensus important atteint par les dirigeants des deux pays », a-t-il déclaré, selon l’agence de presse Xinhua. Il a cité le renforcement de la confiance politique mutuelle, l’élargissement de la coopération mutuellement bénéfique et le développement des échanges entre les peuples parmi les priorités de ce partenariat.
Le volet parlementaire occupe une place particulière dans les échanges. Zhao Leji a indiqué que l’APN était disposée à renforcer les relations avec les deux chambres du Parlement togolais, l’Assemblée nationale et le Sénat, en privilégiant le partage d’expériences et l’apprentissage mutuel. Cette coopération pourrait ainsi couvrir les pratiques législatives et les relations entre institutions, même si aucun programme précis ni calendrier de mise en œuvre n’a été rendu public.
Faure Gnassingbé a exprimé la position togolaise dans le même sens. Le Togo souhaite « renforcer sa coopération pragmatique avec la Chine, approfondir le dialogue et les échanges entre les organes législatifs, et consolider la coordination multilatérale ». Cette déclaration place la coopération parlementaire parmi les composantes du partenariat bilatéral, aux côtés du dialogue politique et des relations économiques.
La coordination au sein des organisations internationales constitue un autre axe de discussion. Zhao Leji a expressément mentionné l’Union interparlementaire (UIP), qui réunit les parlements nationaux. Une coopération accrue dans cette enceinte offrirait aux deux pays un cadre de concertation sur les questions d’intérêt commun, sans qu’une initiative conjointe particulière ait été annoncée à l’issue de leur entretien.
Cette rencontre s’inscrit dans une visite officielle commencée le 9 octobre et marquée par des échanges avec les autorités chinoises. Les relations entre les deux pays ont été élevées au rang de partenariat stratégique global en septembre 2024, lors du sommet du Forum sur la coopération sino-africaine. Le programme annoncé par Pékin prévoit également des déplacements de Faure Gnassingbé dans les provinces du Shaanxi, du Fujian et du Guangdong, au cours de son séjour.
