Les hydrocarbures restent la principale source de production d’électricité au Togo. Selon les données du ministère des Mines et des Ressources énergétiques, 58,76% de l’électricité produite en 2023 provient des centrales thermiques contre 41,24% issue des énergies renouvelables.
Les centrales thermiques ContourGlobal, Kékéli Efficient Power et les installations WAPG 1 et 2 assurent cette production basée sur les hydrocarbures. Ces infrastructures utilisent principalement du fuel lourd et du gaz pour alimenter leurs turbines et générer l’électricité distribuée sur le réseau national.
Cette répartition se rapproche de la moyenne mondiale où 60% de l’électricité est produite à partir de combustibles fossiles. Le Togo se situe donc légèrement en dessous de cette moyenne avec ses 58,76% de production thermique.
Les autorités sont conscientes des limites de ce modèle énergétique. Les combustibles liquides, notamment le fuel lourd, polluent davantage que d’autres sources d’énergie. Ils émettent plus de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et contribuent ainsi au réchauffement climatique.
Le coût constitue un autre désavantage de ces combustibles. Le fuel lourd coûte quatre fois plus cher que le gaz naturel pour produire la même quantité d’électricité. Cette différence de prix se répercute sur le coût de production de l’électricité et potentiellement sur les tarifs facturés aux consommateurs.
Le gouvernement s’engage donc à sécuriser un approvisionnement continu en gaz pour produire une électricité plus propre et plus abordable. Le gaz naturel présente l’avantage de générer moins de pollution que le fuel lourd tout en restant une source d’énergie fossile disponible et maîtrisée technologiquement.
Les autorités poursuivent également la montée en puissance progressive des énergies renouvelables. Le solaire occupe une place privilégiée dans cette stratégie de diversification énergétique. Le pays bénéficie d’un ensoleillement favorable qui permet d’exploiter cette ressource naturelle gratuite et inépuisable.
Plusieurs projets solaires ont vu le jour ces dernières années sur le territoire national. Des centrales photovoltaïques ont été installées dans différentes régions pour augmenter la part des énergies propres dans le mix énergétique togolais.
L’hydroélectricité contribue également aux 41,24% d’énergies renouvelables. Le Togo importe une partie de son électricité produite par les barrages hydroélectriques installés sur les fleuves de la sous-région ouest-africaine.
Cette transition énergétique répond à plusieurs objectifs. Elle vise d’abord à réduire la dépendance du pays aux hydrocarbures importés dont les prix fluctuent sur les marchés internationaux. Elle cherche ensuite à diminuer l’empreinte carbone de la production électrique nationale.
Le développement des énergies renouvelables permet également de diversifier les sources d’approvisionnement. Cette diversification renforce la sécurité énergétique du pays en cas de rupture d’approvisionnement en hydrocarbures ou de défaillance d’une centrale thermique.
Les investissements nécessaires pour développer les énergies renouvelables restent conséquents. Les centrales solaires et les infrastructures de stockage nécessitent des financements importants que le pays mobilise auprès de ses partenaires techniques et financiers.
L’équilibre actuel du mix énergétique togolais reste fragile. La prédominance des hydrocarbures expose le pays aux variations des cours internationaux du pétrole et du gaz. Une hausse brutale de ces prix peut peser sur l’économie nationale et le pouvoir d’achat des ménages.
La trajectoire est toutefois clairement engagée vers la transition énergétique. Le gouvernement affiche sa volonté d’augmenter progressivement la part des énergies renouvelables dans la production électrique nationale. Cette ambition s’inscrit dans les engagements internationaux du Togo en matière de lutte contre le changement climatique.
L’atteinte de cet objectif nécessitera des investissements soutenus dans les années à venir. Le pays devra construire de nouvelles centrales solaires, développer l’éolien et explorer d’autres sources d’énergies renouvelables adaptées à son contexte géographique et climatique.
