Le président du Sénat, Barry Moussa Barqué, a reçu mardi à Lomé deux responsables d’institutions internationales autour de dossiers liés à l’intégration régionale et aux politiques sanitaires. Les échanges ont réuni la représentante résidente de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Deweh Emily Gray, puis le représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Hamadou Nourou.
Avec la diplomate de la CEDEAO, les discussions ont porté sur les rapports entre l’institution régionale et les organes togolais. Les deux parties ont également évoqué plusieurs axes de collaboration avec le Sénat, notamment sur les questions liées aux politiques publiques et à l’intégration sous-régionale.

À l’issue de la rencontre, Mme Gray a expliqué que cette visite visait à établir un premier contact avec les institutions du pays. « Nous avons discuté de la coopération entre la CEDEAO et le Togo, ainsi que sur les perspectives de collaboration avec le Sénat. Le président du Sénat a marqué sa disponibilité à travailler avec la représentation de la CEDEAO afin de faire avancer les priorités de l’organisation dans le pays », a-t-elle déclaré.
La responsable régionale a aussi relevé la nécessité de maintenir des échanges réguliers entre les institutions communautaires et les administrations nationales afin de faciliter le suivi des programmes communs.
Quelques heures plus tard, le président du Sénat a échangé avec le représentant résident de l’OMS autour des questions sanitaires. Les débats ont porté sur l’accès aux soins, la couverture sanitaire universelle ainsi que les nouveaux défis liés aux maladies non transmissibles.
Le Dr Hamadou Nourou a salué les progrès réalisés dans l’amélioration de l’accès aux services de santé. Il a estimé que la réduction des charges financières pour les patients et le rapprochement des structures sanitaires des populations contribuent à une meilleure prise en charge.
Le responsable de l’OMS a par ailleurs attiré l’attention sur la progression de certaines pathologies comme le diabète, l’hypertension artérielle et les infections respiratoires. Il a plaidé pour des mesures de prévention plus soutenues, surtout auprès des jeunes, face à la consommation élevée de produits riches en sucre, en sel et en matières grasses.
Les échanges ont aussi abordé la question des données sanitaires. Selon le représentant de l’OMS, des statistiques fiables restent nécessaires pour orienter les décisions publiques et mesurer les effets des programmes de santé.
