Deux semaines après l’adresse du président du Conseil, Faure Gnassingbé, à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance, la secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), Brigitte Adjamagbo-Johnson, a livré une lecture critique du message du Chef du gouvernement.
Elle estime que cette prise de parole n’a pas répondu aux attentes d’une partie de la population confrontée aux difficultés économiques et sociales. Selon elle, l’anniversaire de l’indépendance représentait un moment propice pour revenir sur les réalités du pays et dresser un état des lieux plus détaillé.
« Le discours n’a pas été à la hauteur du moment, ni des attentes d’une population confrontée à des défis bien concrets », a déclaré Brigitte Adjamagbo-Johnson mercredi.
L’opposante considère que le cap des 66 ans aurait pu servir à ouvrir un débat plus large sur les acquis du pays, les difficultés persistantes et les perspectives politiques. Elle évoque notamment les questions liées à la gouvernance, au quotidien des citoyens et à la situation économique.
Une partie de ses critiques vise également l’usage du terme « souveraineté » dans le discours prononcé le 27 avril. Pour la dirigeante de la CDPA, cette notion aurait nécessité davantage de précisions sur son contenu concret et ses implications dans les politiques publiques.
Elle regrette par ailleurs l’absence d’un bilan détaillé des décennies écoulées depuis l’indépendance. D’après elle, les célébrations auraient pu être accompagnées d’une évaluation plus directe des réussites enregistrées, mais aussi des difficultés restées sans réponse.
Cette réaction intervient dans un climat politique marqué par une faible visibilité des partis d’opposition dans le débat public ces derniers mois. Les prises de parole des responsables politiques opposés au pouvoir restent peu suivies, malgré les discussions liées à l’évolution institutionnelle du pays et à la mise en place de la Ve République.
