La police togolaise a déjoué une fuite vers le Bénin impliquant un groupe criminel bien rodé. L’arrestation de cinq individus à Sanvee-condji a permis de remonter jusqu’à une série de vols à main armée qui ont paralysé plusieurs établissements financiers.
Le schéma opérationnel était éprouvé. Un complice pénétrait dans une banque, simulait une transaction ordinaire et repérait les clients procédant à des retraits importants. Il transmettait ensuite les signaux à ses acolytes, stationnés à proximité. La victime était alors interceptée dans un lieu isolé et dépouillée à la pointe de l’arme.
Ce mode de fonctionnement a rapporté gros aux criminels. Le 20 février, ils ont ciblé un établissement proche d’un grand hôtel de la capitale. Le braquage a tourné au drame, une personne décédant lors de son évacuation vers l’hôpital. Seize millions de francs CFA (XOF) ont disparu ce jour-là.
Les forces de sécurité ont intensifié leur traque. Quelques mois plus tôt, le même groupe s’en était pris à un commerçant avec des méthodes identiques. Quand les policiers ont finalement intercepté les suspects à la frontière, ils tentaient de quitter précipitamment le pays avec une partie du butin.
Les fouilles ont livré des preuves accablantes. Un pistolet automatique et vingt cartouches étaient dissimulés dans les affaires personnelles. Le véhicule contenait treize millions de francs CFA (XOF), résultat d’une opération antérieure.
Entrés en territoire togolais seulement deux jours avant leur arrestation, les cinq hommes s’étaient cachés dans un logement à Avépozo. Ils préparaient déjà leur traversée clandestine lorsque les gendarmes ont frappé.
