Les collectivités territoriales disposent désormais d’une meilleure compréhension des Plans régionaux d’adaptation au changement climatique (PRA). Au cours d’une campagne organisée dans les cinq régions du pays, les autorités ont présenté ces documents stratégiques aux élus locaux, aux services techniques et aux autres acteurs concernés afin de favoriser leur appropriation et de faciliter leur mise en œuvre.
Cette démarche a aussi permis de renforcer les capacités des participants sur les mécanismes de gouvernance climatique et sur les possibilités de mobilisation des ressources destinées aux projets d’adaptation. L’objectif est de donner aux territoires les moyens de mieux intégrer les enjeux climatiques dans leurs politiques de développement.
Les Plans régionaux d’adaptation (PRA), élaborés avec l’appui technique et financier de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), reposent sur trois axes. Ils prévoient d’abord une meilleure coordination de la gouvernance locale afin d’assurer une cohérence entre les décisions publiques et les enjeux environnementaux. Ils accordent ensuite une place centrale au renforcement de la résilience de secteurs comme l’agriculture, les ressources forestières et la gestion de l’eau. Enfin, ils mettent l’accent sur la recherche de financements capables d’accompagner les actions prévues.
Au total, 49 mesures ont été retenues pour répondre aux réalités propres à chaque région. Elles visent à limiter les effets des aléas climatiques sur les secteurs les plus exposés. « Ce document stratégique décline 49 mesures concrètes pour prémunir les secteurs clés de la région contre les chocs climatiques », a indiqué le gouverneur Dadja Maganawé.
Par ailleurs, des comités régionaux de coordination chargés du suivi-évaluation ont été installés afin d’assurer l’exécution des actions retenues et d’en mesurer les résultats. Ces instances auront aussi pour mission d’accompagner les collectivités dans la préparation de projets répondant aux critères des partenaires techniques et financiers.
Le gouvernement poursuit ainsi la territorialisation de sa politique d’adaptation au changement climatique. Cette orientation rejoint les engagements du pays en faveur de l’Accord de Paris et du Plan national d’adaptation (PNA), qui privilégient des réponses adaptées aux réalités de chaque territoire. Elle doit aussi faciliter l’accès des collectivités aux mécanismes internationaux de financement, notamment ceux du Fonds vert pour le climat, pour soutenir des projets destinés à renforcer la résilience des populations et des secteurs économiques.
