La question de la présence éventuelle de forces étrangères au Togo fait réagir plusieurs organisations de l’opposition. Dans un communiqué commun, la DMK Originale, la DMP, la LDP et le front « Touche Pas à Ma Constitution » demandent des explications aux autorités sur les partenariats militaires noués avec la Turquie et la Russie.
Les signataires évoquent notamment la présence supposée de personnels de la société militaire privée turque SADAT et de l’Africa Corps russe. Ils s’interrogent aussi sur leurs missions, leur intégration éventuelle dans la chaîne de commandement et le coût de leur présence pour les finances publiques.
Sur le principe, l’opposition est dans son rôle lorsqu’elle questionne les choix du pouvoir sur des questions aussi sensibles que la défense et la sécurité. Ses interrogations peuvent donc nourrir le débat public. Toutefois, certaines affirmations avancées dans le communiqué semblent aller au-delà des informations officiellement disponibles.
Le Togo coopère depuis plusieurs années avec différents partenaires pour renforcer ses capacités de défense face à la menace terroriste dans les Savanes. Ces coopérations concernent notamment la formation, le renseignement et les équipements militaires. Elles ne permettent pas, à elles seules, d’établir la présence de forces étrangères engagées directement dans les combats.
Les quatre organisations réclament ainsi un débat public et davantage de transparence. Elles appellent aussi les autorités à garantir qu’aucune force étrangère ne soit utilisée contre la population.
Le débat reste légitime. Mais sur un sujet aussi sensible, les informations confirmées doivent être distinguées des allégations et des données issues de sources non officielles. Cette distinction est nécessaire pour éviter que des interrogations légitimes ne se transforment en accusations difficiles à vérifier.
