L’Université de Kara poursuit l’ouverture de son cadre académique à de nouveaux acteurs de la vie publique et économique. Deux accords conclus le 22 juillet 2026 avec la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) et l’Association Ouest africaine du Commerce Transfrontalier des produits alimentaires agro-sylvo-pastoraux et halieutiques (AOCTA) viennent renforcer cette orientation.

La signature de ces conventions traduit une volonté de rapprocher davantage la formation universitaire des enjeux qui touchent la société togolaise. Elle intervient aussi après plusieurs actions menées cette année par l’Université de Kara avec des institutions publiques, des entreprises et des organisations de la société civile.
Avec la HAPLUCIA, l’accord porte notamment sur la promotion de l’éthique, de l’intégrité et de la bonne gouvernance dans le milieu universitaire. La coopération doit aussi favoriser la recherche, les échanges de données et la mise en place d’actions pédagogiques adaptées.
Cette collaboration prolonge les travaux engagés depuis plusieurs mois. En juin dernier, les deux institutions avaient déjà créé une cellule de réflexion chargée de proposer une stratégie pour intégrer l’éducation à l’éthique et à la lutte contre la corruption dans les formations dispensées à l’Université de Kara. Cette démarche fait partie du projet national d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula d’enseignement et de formation.

Le président de la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), Aba Kimelabalou, avait alors résumé l’enjeu en ces termes, « La grande transformation d’une nation commence toujours par l’éducation de sa jeunesse ». La coopération avec l’Université de Kara donne ainsi une dimension académique au travail de promotion de la probité et de la responsabilité.
Le second accord ouvre, pour sa part, un autre champ de collaboration. Il lie l’Université de Kara à l’Association Ouest africaine du Commerce Transfrontalier des produits alimentaires agro-sylvo-pastoraux et halieutiques (AOCTA). La convention prévoit des actions dans la formation, la recherche et l’innovation, avec un intérêt particulier pour le secteur agroalimentaire.
Ce rapprochement peut favoriser une meilleure circulation des connaissances entre le monde universitaire et les acteurs des filières agricoles et alimentaires. Il rejoint aussi les efforts engagés pour rapprocher les formations des réalités professionnelles et économiques. En mars 2026, l’Université de Kara avait déjà conclu une convention avec le Conseil national du patronat du Togo (CNP) afin de renforcer les liens entre l’enseignement supérieur et le secteur privé.
Ces deux nouveaux accords portent ainsi sur des domaines différents, mais complémentaires. Le premier met l’accent sur la formation de citoyens attachés aux valeurs d’intégrité. Le second vise à rapprocher les compétences universitaires des besoins du secteur agroalimentaire et du commerce transfrontalier.
Depuis plusieurs mois, l’Université de Kara multiplie les coopérations dans des domaines variés. La santé mentale, la médecine, l’insertion professionnelle, la recherche et les relations avec le secteur privé figurent aussi parmi les axes développés avec ses partenaires. Cette politique d’ouverture contribue à diversifier les possibilités de formation et à renforcer les passerelles entre l’université, les institutions publiques et le monde professionnel.

Le 22 juillet 2026 marque donc une journée consacrée à deux priorités qui se complètent. D’un côté, l’Université de Kara renforce la place de l’éthique dans le parcours des futurs diplômés. De l’autre, elle élargit ses liens avec les acteurs du secteur agroalimentaire afin de soutenir la formation et la recherche appliquée. Le développement de ces partenariats accompagne ainsi la volonté de l’institution de mieux répondre aux besoins du pays et de la sous-région.
