Les autorités togolaises accordent un dernier délai de trois semaines aux occupants installés illégalement sur le littoral avant le lancement de l’opération de libération des espaces publics. Après plus d’un an de concertations et plusieurs reports d’échéances, le gouvernement estime être arrivé au terme de la phase de dialogue.
Le compte à rebours est désormais enclenché pour les exploitants et occupants irrégulièrement installés sur le littoral togolais. Réuni vendredi devant la presse, le comité ad hoc chargé de la lutte contre les occupations anarchiques du domaine public a annoncé qu’un ultime délai de trois semaines leur était accordé afin de démonter volontairement leurs installations avant le début des opérations de déguerpissement.
La rencontre était présidée par la gouverneure du District autonome du Grand Lomé (DAGL), Zouréhatou Kassah-Traoré, qui a replacé cette décision dans une politique plus large de préservation du domaine public.
« Ce point de presse est consacré à l’opération d’intérêt général de libération du littoral togolais. Il répond à la volonté du Gouvernement de préserver le domaine public, de veiller au respect de la loi et de promouvoir un cadre de vie plus sûr, plus salubre et plus harmonieux pour l’ensemble de nos concitoyens », a-t-elle déclaré.
Cette annonce intervient après une succession de délais accordés aux occupants. Dès juin 2025, des discussions avaient été ouvertes avec les tenanciers de bars, restaurateurs et autres exploitants installés sur la bande côtière afin de favoriser un départ volontaire. Une première échéance avait été fixée à la fin du mois de février 2026. Elle avait ensuite été reportée au 31 mars, puis au 30 juin, afin de laisser davantage de temps aux personnes concernées.
Selon le comité ad hoc, ces reports n’ont toutefois pas produit les résultats attendus. Les engagements pris au cours des échanges n’ont pas été respectés par une partie des occupants, conduisant les autorités à fixer ce qui est présenté comme le dernier délai avant l’intervention des services compétents.
Long d’environ 50 kilomètres entre la frontière du Ghana et celle du Bénin, le littoral togolais concentre des activités économiques, touristiques et halieutiques qui cohabitent avec des enjeux de protection du domaine public et de lutte contre l’érosion côtière. Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics multiplient les actions destinées à mieux encadrer l’occupation de cette façade maritime, alors que les constructions irrégulières compliquent parfois les opérations d’aménagement, de sécurité civile et de gestion environnementale.
Le Togo est également engagé dans plusieurs programmes de protection du littoral avec l’appui de partenaires techniques et financiers. Ces projets portent notamment sur la lutte contre l’érosion marine, la restauration des écosystèmes côtiers et l’amélioration de la résilience des populations vivant à proximité du rivage.
À l’issue des trois semaines annoncées, les occupants qui n’auront pas quitté les lieux s’exposeront à des opérations de déguerpissement conduites par les autorités compétentes. Pour le gouvernement, l’objectif reste de rétablir le respect de la réglementation sur le domaine public maritime tout en mettant un terme aux occupations jugées irrégulières sur le littoral togolais.
