Avec plus de 105 000 tonnes de poisson nécessaires chaque année, le marché togolais reste largement dépendant de l’offre extérieure. En 2022, la production nationale atteignait 22 656 tonnes, soit à peine un peu plus d’un cinquième des besoins. Derrière cet écart se trouve aussi un important potentiel pour l’emploi et le développement de la filière.
La demande nationale est passée de 86 905 tonnes en 2012 à 105 235 tonnes en 2022. Sur la même période, la production locale a progressé de façon plus modeste. Elle repose principalement sur la pêche maritime et continentale, tandis que l’aquaculture gagne progressivement du terrain.
La pisciculture est d’ailleurs l’un des segments qui affiche la progression la plus nette. Sa production est passée de seulement 23 tonnes en 2013 à 1 151 tonnes en 2022. En 2023, elle a atteint 1 568 tonnes, soit une hausse de plus de 36 % en un an.
Cette activité représente aussi un enjeu pour l’emploi. La filière pêche et aquaculture génère plus de 20 000 emplois directs et près de 150 000 emplois indirects. Elle contribue par ailleurs à environ 4,5 % du produit intérieur brut (PIB) national.
Le potentiel reste donc considérable. Pour réduire l’écart entre l’offre et la demande, le Togo a adopté un plan d’investissement de 20,04 milliards de francs CFA pour la période 2024-2028. L’objectif affiché est d’accroître de 25 % la production nationale, tout en renforçant la transformation, la commercialisation et la gestion durable des ressources.
Avec une demande qui dépasse largement la production locale, la filière dispose ainsi d’un double enjeu, produire davantage pour le marché national et créer davantage d’activités et d’emplois autour de la pêche et de l’aquaculture.
