Le recrutement de la prochaine promotion de l’École nationale polytechnique (ENP) s’ouvre le 17 août. Le concours donne accès à des formations d’ingénieur et de technicien supérieur sur les campus de Lomé et de Kara, avec une offre qui couvre aussi bien les filières industrielles classiques que l’intelligence artificielle, la cybersécurité ou les métiers de l’eau et de l’assainissement.
Les candidats disposent de près de quatre semaines pour constituer leur dossier. Les dépôts sont prévus jusqu’au 11 septembre 2026, les jours ouvrables, de 8 heures à 15 heures. Plusieurs points d’enregistrement sont prévus à Lomé, Kara, Tsévié, Atakpamé, Kpalimé, Sokodé et Dapaong, afin de rapprocher la procédure des candidats issus des différentes régions du pays.
L’offre de formation se répartit entre deux niveaux. Le cycle ingénieur, accessible avec un baccalauréat de deuxième partie, conduit à un parcours Bac+5 comprenant deux années préparatoires et trois années d’études d’ingénieur. Le cycle de technicien supérieur correspond à une licence professionnelle de niveau Bac+3.
À Lomé, six spécialités sont proposées pour le cycle ingénieur. Elles couvrent le génie civil, le génie électrique, le génie mécanique, l’informatique et les systèmes, l’intelligence artificielle et le Big Data ainsi que la logistique et le transport. Le cycle de technicien supérieur comprend cinq parcours, avec le génie civil, le génie électrique, le génie mécanique, le génie logiciel et les systèmes et réseaux informatiques.
Le campus de Kara élargit cette carte de formation avec trois parcours d’ingénieur consacrés à la sécurité informatique et à la cybersécurité, au génie civil ainsi qu’au génie énergétique et à l’habitat. Quatre parcours de technicien supérieur y sont proposés dans la maintenance industrielle et les services, les équipements agro-industriels, le génie logiciel et l’exploitation et la maintenance des installations d’eau et d’assainissement.
Cette répartition fait apparaître une orientation vers plusieurs secteurs techniques qui accompagnent les besoins de transformation de l’économie. Les formations liées au numérique côtoient celles consacrées à l’énergie, aux infrastructures, à l’industrie, à l’agro-industrie, à la logistique et aux services essentiels comme l’eau et l’assainissement.
Le choix de l’intelligence artificielle et du Big Data à Lomé, ainsi que celui de la cybersécurité à Kara, intervient alors que le système togolais d’enseignement supérieur renforce progressivement ses formations scientifiques et technologiques. En mai 2026, le gouvernement avait adopté un décret destiné à préciser l’organisation et le fonctionnement de l’École polytechnique de Lomé, issue du rapprochement de l’École nationale supérieure d’ingénieurs et du Centre informatique et de calcul de l’Université de Lomé.
L’établissement avait par ailleurs diplômé 282 ingénieurs et techniciens en début d’année, dont 183 au niveau licence et 99 au niveau master. Ces diplômés provenaient notamment des domaines du génie civil, du génie électrique, de l’informatique et du génie mécanique.
Pour la session 2026-2027, les conditions d’accès restent liées au niveau de diplôme et à l’année d’obtention. Les candidats au cycle ingénieur doivent être titulaires d’un baccalauréat de deuxième partie des séries C, D ou E, ou d’un diplôme reconnu équivalent, obtenu au plus tôt en 2025. Pour le cycle de technicien supérieur, les séries C, D, E, F1, F2, F3, F4 et Ti sont admises, avec la même limite pour l’année d’obtention du diplôme.
Le dossier doit notamment comprendre une demande manuscrite, un extrait d’acte de naissance légalisé, un curriculum vitae détaillé, les relevés de notes des deux parties du baccalauréat, un certificat médical d’aptitude et la preuve du paiement des frais de concours, fixés à 10 000 francs CFA. Le candidat doit aussi préciser le campus choisi ainsi que deux spécialités, classées par ordre de préférence.
La sélection se déroulera en trois temps. Une première phase de présélection sur étude des dossiers est prévue le 18 septembre. Les candidats retenus passeront ensuite, le 30 septembre, une épreuve écrite sur le campus indiqué dans leur dossier. Elle portera sur les mathématiques, les sciences physiques et un test psychotechnique. La sélection définitive doit intervenir le 2 octobre, sur la base des résultats de l’écrit et d’un classement par ordre de mérite.
Les candidats intéressés disposent donc d’une fenêtre comprise entre le 17 août et le 11 septembre pour déposer leur dossier. La procédure concerne à la fois les futurs ingénieurs et ceux qui souhaitent se former à un niveau de technicien supérieur dans des domaines directement liés aux infrastructures, à l’industrie et aux technologies numériques.
