Énergie

Togo : le ministre des mines et de l'énergie Ably-Bidamon se donne un grand défis

Dans une interview accordée à nos confrères du journal Flambeau des Démocrates, le ministre explique en détails ce nouveau projet qui selon lui va permettre de booster l’économie du pays. Mais pour ce faire, il faudra que les fonds rentrent. Et la réalisation de ce projet est estimé à 8 milliards de francs CFA. Comment arriver à obtenir ces fonds et comment le projet sera t’il mené ? Ably-Bidamon se confie. Lisez plutôt : Flambeau des Démocrates : Vous êtes lancé sur un pari 2030 pour le Togo d’avoir de l’électricité, c’est un projet qui tient à cœur au Chef de l’Etat, est-ce que vous y croyez ? Marc Ably-Bidamon : Moi j’y crois, cela peut même intervenir plus tôt. Nous connaissons nos besoins donc nous avons élaboré une stratégie basée sur un modèle géo spatial qui nous permet de savoir ce qu’il faut faire dans chaque localité non encore électrifiée. Faut-il faire l’extension ? Faut-il installer une mini-grille solaire ? Ou bien des kits solaires ? Nous savons déjà tout parce que nous avons un logiciel qui détermine tout cela. Nous avons aussi fait l’évaluation à 8 milliards de frs CFA et c’est pour cela que nous avons fait une table ronde. Tous les bailleurs de fonds ont participé à cette table ronde, toutes les promesses qu’ils ont faites nous encouragent et c’est déjà une victoire. Ils prennent aussi le projet au sérieux et nous sommes sûrs d’avoir le financement, donc plus tôt on a le financement, plus tôt le projet pourrait être réalisé. L’échéance de 2030 est certes ambitieuse mais réalisable. – Aujourd’hui le pari de l’électricité pour tous ne peut être gagné en vase clos sans les pays de la sous-région, quelle relation le Togo entretient-il avec les autres pays de la sous-région ? Le Togo entretient de très bonnes relations avec les autres pays de la sous-région. Je ne vous apprends rien, vous savez déjà que le Togo importe une partie de son électricité du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Nigeria via la CEB mais nos propres capacités de production peuvent nous permettre de couvrir 50% de nos besoins mais nous continuons par nous alimenter auprès de nos voisins, c’est vous dire que nous entretenons de très bonnes relations avec les pays voisins. En dehors de cela, il y a le grand projet de la sous- région, qui à terme, va créer un marché sous-régional de l’électricité. C’est- à- dire à terme, la Ceet, si elle trouve qu’il y a un fournisseur qui peut nous fournir une énergie de qualité à un coût abordable, peut importer son énergie de là sans problème. C’est pourquoi le WAC financé par beaucoup de bailleurs de fonds encourage la sous-région pour une interconnexion totale. Une fois que cette interconnexion serait totale, on va ouvrir le marché et l’énergie sera importée. C’est un projet de la Cedeao pour libéraliser l’importation de l’énergie. On peut compter sur ce projet mais l’ambition du Togo c’est d’avoir son indépendance énergétique. – Quels sont les projets d’électrification à court terme ? La stratégie que nous venons de lancer a trois pha- ses : 2018-2020, 2020-2025, 2025-2030. La première phase prend en charge 300 localités ou villages non encore électrifiés. Dans les semaines à venir, il y aura le lancement de la grande campagne d’électrification de ces zones qui va durer entre quatre mois et un an. – Depuis que vous êtes à la tête de ce département, le secteur énergie connaît un élan mais on ne sent pas cet élan au niveau des mines Aujourd’hui, l’énergie est devenue le moteur de tout développement, c’est pourquoi les attentions sont braquées sur l’énergie. Il y a encore quelques années on ne pouvait vivre sans l’électricité mais aujourd’hui on ne peut pas concevoir de vivre dans une maison sans électricité, c’est ce qui fait que les attentions sont braquées sur le secteur sinon, les mêmes efforts qui sont faits dans le secteur énergétique, le sont aussi dans le secteur des Mines. Nous venons de terminer la stratégie d’électrification, nous sommes en pourparlers avec la Banque Mondiale qui va nous soutenir à établir une stratégie de développement linier basée sur la transformation locale. Le secteur des mines n’est donc pas négligé, on y accorde la même attention et la même énergie. – Il y a quelques deux ans, beaucoup de mouvements ont miné le secteur des mines, comment êtes-vous arrivé à établir l’accalmie ? C’est plutôt les acteurs qui sont sur le terrain qui ont compris qu’il fallait qu’ils s’asseyent pour discuter. Nous avons beaucoup plus joué le rôle de facilitateur. S’il y a accalmie aujourd’hui, le mérite revient plus aux syndicats, aux directeurs de sociétés, à un moment donné ils ont décidé de discuter et faire face aux problèmes. Votre mot de fin Je vous remercie de l’opportunité, sachez que nous sommes à votre disposition. Propos recueillis par la Rédaction de flambeau des démocrates]]>

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