Le Conseil National du Crédit (CNC) s’est réuni mardi à Lomé sous la présidence d’Essowé Georges Barcola, ministre de l’Économie et des Finances. Les travaux ont mis en lumière une économie togolaise en nette progression, malgré un contexte international marqué par des incertitudes.
Selon les prévisions, le pays devrait atteindre un taux de croissance de 6,3 % en 2025, porté par un secteur tertiaire particulièrement dynamique. Sur les sept premiers mois de l’année, ce dernier a progressé de 8 %, tandis que le commerce et la production industrielle ont respectivement gagné 3 % et 8 %. L’indicateur du climat des affaires se maintient à 101, preuve de la confiance des opérateurs économiques.
L’inflation, longtemps source de préoccupation, recule nettement avec un taux moyen de 1,2 % à fin juin 2025, contre 3,2 % un an plus tôt. Le gouvernement enregistre également un succès dans la gestion de la dette publique, ramenée à 65 % du PIB, en dessous du seuil communautaire de l’UEMOA fixé à 70 %.
Le secteur financier se distingue par sa solidité. Les crédits bancaires octroyés aux opérateurs économiques ont progressé de 22 % pour atteindre 543 milliards FCFA au premier semestre. Les institutions de microfinance, de leur côté, maintiennent un volume de concours à hauteur de 141 milliards FCFA. On note aussi une amélioration de la qualité des crédits, le taux de dégradation passant de 7,6 % à 7 %. Le coût du crédit connaît une baisse, avec un taux débiteur moyen à 7,5 % et des facilités plus accessibles pour les PME.
Le CNC invite néanmoins les établissements financiers à renforcer l’accueil des clients, réduire les délais d’attente et améliorer le traitement des réclamations. Pour les institutions de microfinance, la priorité reste la stabilisation des portefeuilles afin de préserver leur rôle auprès des populations vulnérables.
À mi-parcours de 2025, le Togo confirme ainsi sa résilience et pose les bases d’une croissance inclusive et durable.
Othniel
