Au Togo, le paysage sonore des engins de chantier et la poussière soulevée sur les routes racontent une histoire de transformation. Le gouvernement investit massivement dans les infrastructures routières pour désenclaver les campagnes, renforcer le maillage économique et favoriser une croissance inclusive. Dans un pays où l’agriculture demeure un moteur clé de l’économie, la route dépasse sa simple fonction de transport : elle devient un vecteur d’opportunités et un levier de développement.
Les pistes rurales aménagées permettent aux producteurs agricoles d’acheminer plus facilement leurs récoltes vers les marchés, les centres de stockage et les zones industrielles. Au 31 décembre 2024, le bilan national était significatif : 4 472 kilomètres de pistes rurales aménagées et 485 kilomètres de routes bitumées construites ou réhabilitées. Ces aménagements transforment le quotidien des habitants, notamment dans les régions agricoles de Kara, des Plateaux et des Savanes, où villages et marchés connaissent un regain d’activité. L’accès aux services publics santé, éducation, sécurité devient également plus aisé.
Les routes contribuent à la mobilité des biens et des personnes, stimulent la compétitivité et attirent de nouveaux investissements. Les axes stratégiques, comme le corridor Lomé-Cinkassé et les voies reliant les zones économiques, soutiennent le commerce intérieur et les échanges régionaux, consolidant la place du Togo comme hub logistique de la sous-région.
Sur la période 2020-2023, le pays a déjà construit et réhabilité 828 kilomètres de routes nationales et 4 200 kilomètres de pistes rurales. Pour 2025, le plan d’entretien prévoit 1 595 km de routes nationales, dont 552 km dans la région des Plateaux, 315 km en Maritime, 259 km à Kara, 252 km dans la région centrale et 215 km dans les Savanes.
Othniel
