Lors de la séance plénière du 10 décembre 2025, consacrée à la présentation des rapports pays de plusieurs États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Sénateur Innocent KAGBARA a pris la parole pour exprimer sa reconnaissance et poser des questions de fond sur la gouvernance et la stabilité politique dans la sous-région.

Le Sénateur a d’abord salué l’ensemble des rapporteurs pour la qualité de leur travail, soulignant particulièrement la pertinence du rapport présenté par le Togo, pays qui demeure l’un des plus respectueux des critères de convergence au sein de l’espace communautaire.
Il a ensuite posé une série de questions destinées à approfondir la compréhension des dynamiques politiques en cours dans certains États membres, notamment la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Bénin et la Guinée-Bissau.
Des questions pointues sur la gouvernance
Concernant la Guinée, le Sénateur KAGBARA a interrogé la crédibilité du processus électoral, demandant si le ministère de l’Intérieur dispose des garanties institutionnelles nécessaires pour organiser des élections inclusives, transparentes et non contestées.
Pour la Côte d’Ivoire, il a demandé quelles initiatives concrètes sont mises en œuvre pour renforcer l’apaisement, relancer le dialogue politique et prévenir les tensions préélectorales et postélectorales.
Au Sénégal, il a questionné la configuration institutionnelle actuelle, demandant qui, du Président de la République ou du Premier ministre, dirige véritablement l’action gouvernementale.
Au Bénin, il a réagi à la tentative de coup d’État récemment déjouée, demandant si le pays ne connaît pas un malaise politique profond.
Enfin, pour la Guinée-Bissau, il a souhaité savoir quelles mesures sont envisagées pour stabiliser durablement les institutions et consolider l’État de droit.
À travers cette intervention, le Sénateur Innocent KAGBARA a réaffirmé son attachement à la bonne gouvernance, à la stabilité politique et au renforcement démocratique dans l’espace communautaire. Ses questions visent à encourager une lecture plus approfondie des rapports et à inviter à un débat constructif sur les enjeux critiques qui conditionnent la paix, la démocratie et le développement en Afrique de l’Ouest.
