Le Groupe de la Banque mondiale a publié le 24 février 2026 l’édition 2026 de son rapport « Women, Business and Law ». Cette étude évalue les cadres juridiques et institutionnels qui influencent les opportunités économiques des femmes dans 190 économies à travers le monde. Le Togo réalise une progression notable dans ce classement continental.
Le pays obtient un score de 79,33 sur 100. Cette performance le positionne au 2ème rang en Afrique, juste derrière Maurice. Le Togo se classe également premier au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ces résultats placent le pays parmi les économies réformatrices les plus avancées du continent.
Le rapport souligne la solidité du cadre légal togolais dans plusieurs domaines. Le pays obtient la note maximale de 100 sur 100 dans quatre secteurs clés. La rémunération figure parmi ces domaines où l’égalité est totalement consacrée par la loi. Le mariage bénéficie également d’un cadre juridique égalitaire. Les actifs et la pension complètent cette liste de domaines où le score atteint la perfection.

Ces résultats témoignent d’une égalité formelle désormais établie dans des secteurs essentiels de la vie économique. Les femmes togolaises disposent des mêmes droits que les hommes dans l’accès aux ressources financières et patrimoniales. Cette égalité juridique constitue une base solide pour leur participation à l’économie nationale.
Les réformes structurelles engagées ces dernières années expliquent cette dynamique positive. Le gouvernement a ciblé l’emploi et l’entrepreneuriat dans ses initiatives. La mise en place de dispositifs pour la garde d’enfants complète ces mesures. Ces actions visent à lever les obstacles pratiques qui limitent la participation économique des femmes.
Le cadre juridique relatif à la mobilité demeure favorable avec un score de 75 sur 100. L’effectivité des droits atteint 68,75 sur 100. Ces chiffres indiquent que les textes légaux se traduisent progressivement en pratiques concrètes sur le terrain. Des marges de progression subsistent néanmoins pour garantir une application optimale des dispositions existantes.
Le Togo figure parmi les rares économies africaines à autoriser les modalités de travail flexibles. Cet outil favorise une meilleure inclusion économique des femmes salariées. Les arrangements flexibles permettent de concilier responsabilités professionnelles et familiales. Cette souplesse facilite l’accès et le maintien des femmes dans l’emploi formel.
Le pays surpasse la moyenne de l’Afrique subsaharienne dans les domaines de la parentalité et de l’entrepreneuriat. Les politiques relatives au congé parental offrent des conditions avantageuses. Le cadre réglementaire pour la création d’entreprises par les femmes s’est simplifié. Ces avancées contribuent à élargir les opportunités économiques pour les Togolaises.
L’édition 2026 du rapport introduit une nouvelle méthodologie d’évaluation. L’analyse ne se limite plus aux lois existantes. Les cadres de soutien et les perceptions d’application font désormais partie des critères examinés. Cette approche plus complète permet de mesurer l’écart entre les droits formels et leur mise en œuvre effective.
Le Togo obtient un score de 64,54 sur 100 sur le pilier des perceptions d’application. Ce chiffre mesure la manière dont les acteurs économiques perçoivent le respect des droits des femmes. Il reflète l’expérience vécue par les femmes dans leurs activités économiques quotidiennes.
Le pilier des cadres de soutien affiche un score de 31,95 sur 100. Ce critère évalue les politiques publiques qui facilitent l’application des droits. Il examine les services d’appui, les infrastructures et les mécanismes institutionnels mis en place. Ce résultat indique la nécessité de renforcer les dispositifs d’accompagnement.
La Cellule climat des affaires reconnaît la nécessité de poursuivre les efforts. Les autorités souhaitent améliorer les mécanismes institutionnels existants. L’objectif consiste à garantir que les droits inscrits dans les textes se traduisent en réalité concrète. Le passage de l’égalité formelle à l’égalité réelle constitue le défi à relever.

Les quatre domaines où le Togo obtient 100 sur 100 représentent des acquis importants. La rémunération égale pour un travail de valeur égale est garantie par la loi. Les droits matrimoniaux reconnaissent l’égalité des époux dans la gestion du foyer. L’accès aux actifs ne comporte aucune discrimination fondée sur le genre. Les droits à la pension traitent hommes et femmes de manière identique.
Ces performances placent le Togo devant de nombreux pays africains plus développés économiquement. La volonté politique explique en partie ces résultats. Les réformes législatives adoptées ces dernières années ont modernisé le cadre juridique. Cette évolution répond aux standards internationaux en matière d’égalité entre les sexes.
La première place dans la Cedeao et l’Uemoa témoigne du leadership régional du Togo sur cette question. Les autres États membres peuvent s’inspirer des réformes togolaises. Cette position renforce l’image du pays comme acteur engagé pour l’égalité économique des genres en Afrique de l’Ouest.
