La progression des prix à la consommation est restée modérée en février 2026. Les données publiées par Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques font état d’une inflation annuelle de 0,4 %. Ce niveau place le pays parmi les économies où l’évolution des prix demeure contenue dans l’espace de Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine.
L’indice harmonisé des prix à la consommation s’est établi à 103,6 au cours du mois. Un an plus tôt, il atteignait 103,2, sur une base 100 fixée en 2023. Sur un mois, les prix ont enregistré une hausse de 0,7 % par rapport à janvier 2026.
Dans le même temps, l’inflation calculée sur douze mois glissants ressort à 0,1 %. Cet indicateur, suivi dans le cadre des critères de convergence de l’UEMOA, reste nettement sous le plafond de 3 % retenu par l’organisation régionale.
Cette évolution tient en grande partie au recul de plusieurs produits alimentaires. Sur un an, les prix de cette catégorie ont diminué de 0,9 %. Les céréales ont pesé dans cette tendance avec une baisse de 17,8 %. Cette situation s’explique par une campagne agricole favorable qui a accru la présence de maïs sur le marché intérieur. Les denrées alimentaires comptent pour près de 28 % dans le panier de consommation des ménages, selon les pondérations établies par l’institut national de statistique.
En parallèle, certaines dépenses liées au logement ont progressé. La rubrique logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles affiche une hausse de 6,3 % sur douze mois. Dans cet ensemble, l’électricité, le gaz et les combustibles enregistrent une augmentation de 13 %.
Les prix du carburant sont restés inchangés. L’essence super sans plomb demeure fixée à 680 francs CFA le litre, tandis que le gasoil reste à 695 francs CFA sur l’ensemble du territoire.
Sur une base mensuelle, plusieurs produits frais ont toutefois connu une hausse marquée. À Lomé, la tomate ronde locale a progressé de 56 % entre janvier et février. La tomate importée affiche une hausse proche de 90 %, alors que le piment vert enregistre une augmentation supérieure à 30 %. Selon l’institut national de statistique, ces évolutions découlent de facteurs saisonniers liés aux cycles agricoles.
Dans le même temps, certains produits issus de la pêche transformée ont également vu leurs prix augmenter. La sardinelle fumée affiche une hausse de 10 %, tandis que le chinchard fumé progresse de 6,1 %.
L’inflation sous-jacente, calculée hors énergie et hors produits frais, est restée stable sur le mois. Cet indicateur ne fait pas apparaître de hausse généralisée des prix.
Dans l’espace de l’UEMOA, l’évolution des prix demeure contrastée. La Côte d’Ivoire enregistre une inflation annuelle de 1,4 %, contre 0,9 % au Bénin et 0,4 % au Sénégal. À l’inverse, le Niger connaît une baisse des prix estimée à 10,2 % sur douze mois. Pour l’ensemble de l’union, l’indice agrégé affiche un recul annuel de 0,5 %.
L’indice harmonisé des prix à la consommation au Togo repose sur un relevé mensuel couvrant 810 produits dans 4 790 points de vente répartis sur l’ensemble du territoire national.
