La desserte en eau potable connaît une amélioration notable, traduisant les efforts engagés ces dernières années pour renforcer l’accès aux services essentiels. Selon les autorités en charge du secteur, le taux national est passé de 60 % en 2020 à 72 % en 2025, avec des avancées particulièrement visibles en milieu rural où la couverture atteint désormais 77 %.
Ces résultats ont été présentés par Séna Alipui à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2026. Ils reflètent les investissements réalisés dans les infrastructures hydrauliques, notamment la construction de nouveaux ouvrages, l’installation de systèmes d’approvisionnement autonomes alimentés par l’énergie solaire, ainsi que la modernisation des réseaux de distribution en zones urbaines et semi-urbaines.
Au-delà des performances enregistrées, les autorités mettent en avant la nécessité de réduire les disparités d’accès. Les inégalités demeurent, en particulier pour les femmes et les jeunes filles, souvent en première ligne pour la collecte de l’eau dans plusieurs localités.
Dans cette dynamique, le pays s’est doté d’un mécanisme dédié au financement durable du secteur à travers le Fonds pour la gestion intégrée des ressources en eau. Cet instrument vise à consolider les investissements, tout en renforçant la résilience des systèmes face aux effets du changement climatique.
Malgré ces progrès, certains défis persistent. Le stress hydrique observé dans certaines zones du territoire rappelle l’importance d’une gestion durable des ressources et la nécessité de poursuivre les efforts pour garantir un accès équitable et pérenne à l’eau potable pour l’ensemble de la population.
