Le Togo poursuit ses efforts en matière d’énergie avec un accent sur le solaire. L’objectif affiché reste l’accès de tous à l’électricité à l’horizon 2030. Pour y parvenir, les autorités s’appuient sur deux cadres, la Mission 300 portée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), ainsi que le Pacte national de l’énergie présenté lors de l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU).
Dans cette dynamique, la centrale photovoltaïque de Blitta constitue un point d’appui. Avec une capacité de 70 mégawatts-crête, elle a permis de dépasser le seuil de 100 mégawatts-crête en énergies renouvelables au niveau national. Ce niveau reste toutefois en deçà des besoins, alors que la demande progresse.
Ainsi, les projections tablent sur une capacité de 250 mégawatts d’ici 2030. Cette évolution vise à porter la part des énergies renouvelables à plus de la moitié du mix électrique. Une telle orientation implique une adaptation progressive des infrastructures.
Par ailleurs, plusieurs projets sont en préparation. L’extension du site de Blitta est annoncée, tandis que de nouvelles installations solaires sont envisagées à Sokodé et à Kara. Ces initiatives doivent contribuer à sécuriser la fourniture d’électricité et à réduire le recours aux sources thermiques importées.
En complément, la stratégie intègre des usages liés au développement local. Le recours au solaire pour le pompage de l’eau, l’irrigation et l’équipement des centres de santé en zones rurales figure parmi les priorités. Cette approche vise à associer production d’énergie et services de base.
