Le Centre d’Enfouissement Technique d’Aképé dans la préfecture de l’Avé a accueilli lundi 1er juin 2026 le lancement officiel de la campagne nationale de reboisement. Cette cérémonie marque la 49e édition de la Journée nationale de l’arbre, une tradition instaurée le 1er juin 1977 par feu le Général Gnassingbé Eyadéma. Près de 5 décennies plus tard, le rendez-vous annuel conserve toute sa portée environnementale.
Le choix du site d’Aképé n’est pas anodin. Un centre d’enfouissement technique représente par définition un espace de gestion des déchets. Y planter des arbres traduit une volonté de transformer des zones dégradées en espaces verts productifs. Cette symbolique renforce le message gouvernemental sur la restauration des écosystèmes fragilisés.

Le Colonel Awaté Hodabalo, Ministre de l’Administration Territoriale, a participé à la cérémonie et a partagé sa conviction. « En mettant un plant en terre aujourd’hui, nous posons un acte concret pour les générations futures et contribuons à l’ambition nationale de planter un milliard d’arbres à l’horizon 2030 », a-t-il déclaré. Il a résumé l’esprit de la journée en une formule simple. « Un arbre planté, un avenir préservé. »
L’objectif d’un milliard de plants entre 2021 et 2030 mobilise l’ensemble des acteurs nationaux. Le programme exige 100 millions de plants par an pour tenir le cap fixé. Les résultats des dernières années montrent une progression constante. Le pays a mis en terre 3 millions de plants en 2021, 5 millions en 2022, 7 millions en 2023, plus de 9 millions en 2024 et environ 14 millions en 2025. L’édition 2026 vise 17 millions de plants selon les projections des services forestiers.
La Journée nationale de l’arbre dépasse sa dimension commémorative pour devenir un levier de mobilisation citoyenne. Chaque 1er juin, les écoles, les administrations, les organisations communautaires et les particuliers joignent leurs efforts pour mettre des plants en terre à travers tout le pays. Cette mobilisation collective produit des résultats cumulatifs qui s’inscrivent dans la durée.
La résilience climatique constitue l’un des objectifs prioritaires de cette campagne. Les arbres régulent les températures locales, protègent les sols contre l’érosion et favorisent la formation des pluies. Dans un pays où le couvert forestier est passé de 67 % au début du XXe siècle à seulement 24,24 % aujourd’hui, chaque plant mis en terre contribue à inverser une tendance préoccupante documentée depuis des décennies.
La préservation des écosystèmes pour les générations futures guide également les choix opérationnels de la campagne. Les espèces plantées sont sélectionnées pour leur adaptation aux conditions locales et leur capacité à soutenir la biodiversité. Les zones prioritaires incluent les espaces dégradés, les berges des cours d’eau et les périmètres des aires protégées. Cette approche ciblée maximise l’impact environnemental des efforts consentis.
