Une réforme discrète mais profonde transforme la gestion budgétaire togolaise. Le gouvernement intègre désormais la protection de l’environnement et du climat dans chaque décision de dépense publique. Cette approche innovante, appelée budgétisation verte, permet de mieux aligner les investissements aux défis écologiques du pays.
Le ministère de l’Administration territoriale en donne un exemple tangible. Cette année, il consacre 3,3 milliards de Fcfa à des actions climatiques et environnementales. Ce montant représente 8,8 % de son budget global, une proportion conséquente qui montre la priorité accordée à ces enjeux.
La budgétisation verte modifie profondément la manière de fonctionner des administrations. Elle aide les départements à repérer les actions nécessaires et à les planifier de manière cohérente. Surtout, elle intègre systématiquement les considérations environnementales dans tous les processus budgétaires. Les décisions de dépense ne se prennent plus en ignorant leurs impacts écologiques.
Les collectivités territoriales jouent un rôle pivot dans ce dispositif. Elles interviennent directement sur le terrain, auprès des populations. L’assainissement des villes et villages leur incombe. La gestion des déchets relève de leurs responsabilités. La protection du cadre de vie reste une priorité locale constante. Ces missions essentielles bénéficient désormais d’une budgétisation pensée pour le climat.
Le Togo a lancé sa première expérience de Budget vert en 2024. Depuis lors, le gouvernement étend progressivement cette réforme à d’autres ministères et institutions. Cette extension graduelle traduit la volonté de construire un système budgétaire cohérent et durable. L’objectif consiste à faire de la protection environnementale un réflexe institutionnel généralisé.
