La prise en compte des questions environnementales gagne du terrain au sein des institutions publiques. Dans cette perspective, la Haute autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) a réuni, le 15 juin, ses membres et son personnel autour d’un atelier consacré à l’environnement, aux changements climatiques et à la budgétisation verte.
Cette rencontre a permis aux participants d’approfondir leur compréhension des défis liés au climat et des mécanismes permettant d’intégrer les préoccupations environnementales dans la gestion publique. L’objectif est de mieux outiller les agents de l’institution afin qu’ils puissent prendre en compte ces enjeux dans leurs activités et contribuer à une communication plus responsable sur les questions climatiques.
Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le membre de la HARC, Lalle Kanake, a souligné le rôle des institutions publiques dans la promotion de pratiques compatibles avec les impératifs environnementaux. Selon lui, l’intégration des enjeux climatiques dans les politiques, les stratégies et les choix budgétaires constitue désormais une nécessité pour les administrations publiques.
Les participants ont suivi une première communication animée par Yawo Léopold Dandjesso, directeur de la Planification, des Statistiques et du Suivi-évaluation au ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique. Les échanges ont porté sur les notions fondamentales liées à l’environnement, les causes des changements climatiques ainsi que les mesures d’adaptation et de réduction des risques qui peuvent être mises en œuvre.
Un second module a été consacré à la budgétisation verte. Présentée par Akouvi Kouhoue, point focal de cette approche au ministère des Finances et du Budget, la communication a mis en lumière les outils permettant d’intégrer les préoccupations environnementales dans les décisions financières de l’État. Cette démarche vise notamment à orienter les ressources publiques vers des actions compatibles avec les objectifs de développement durable et de résilience climatique.
Au-delà du renforcement des capacités, l’atelier a également servi de cadre de réflexion sur les recommandations susceptibles d’améliorer l’intégration des principes de la budgétisation verte dans les politiques publiques. La rencontre traduit ainsi l’intérêt accordé à la promotion d’une gouvernance attentive aux enjeux environnementaux, à mesure que le Togo poursuit ses efforts en matière de développement durable et d’adaptation aux changements climatiques.
