L’agriculture demeure l’un des principaux leviers de la politique économique définie dans le Budget citoyen 2026. Le gouvernement y réaffirme sa volonté de consolider la souveraineté économique, de stimuler les investissements et de soutenir les secteurs productifs, avec une attention particulière portée au développement agricole.
L’objectif affiché est de faire de l’agriculture un secteur plus performant, créateur de richesse et d’emplois. Les autorités misent sur une production à plus forte valeur ajoutée afin d’améliorer les revenus des producteurs, tout en réduisant les contraintes qui limitent encore le potentiel du secteur. Les défis liés à la faible productivité, aux aléas climatiques, à l’accès aux intrants et au financement figurent parmi les priorités des politiques publiques.
Pour atteindre ces objectifs, plusieurs actions sont prévues en 2026, notamment à travers le Programme de transformation durable de l’agriculture. Celui-ci vise à accroître les rendements, à renforcer la capacité des exploitations agricoles face aux chocs climatiques et économiques, à favoriser la création d’emplois et à soutenir une croissance plus inclusive.
Le choix accordé à l’agriculture repose sur son poids dans l’économie nationale. Le secteur contribue à près de 40 % du produit intérieur brut (PIB) et fait vivre entre 65 % et 70 % de la population active. Il assure également une large part de l’approvisionnement alimentaire du pays, avec environ 90 % des besoins couverts par la production nationale.
Le potentiel de développement reste important. Le Togo dispose d’environ 3,6 millions d’hectares de terres cultivables, soit près de 60 % de son territoire. Les orientations du Budget citoyen mettent ainsi l’accent sur une meilleure valorisation de ce potentiel grâce à une exploitation plus moderne, à une meilleure organisation des filières et à une sécurisation accrue du foncier.
Les données les plus récentes montrent que plus de 677 000 ménages agricoles exercent leurs activités dans le pays. Toutefois, une grande partie d’entre eux exploite des terres sans titre foncier formel. Cette situation limite l’accès au crédit, freine les investissements et réduit les possibilités de modernisation des exploitations.
Les cultures vivrières conservent une place centrale dans le paysage agricole. Le maïs, le manioc, l’igname, le sorgho et le riz constituent les principales productions destinées au marché national. Elles participent à la sécurité alimentaire des ménages et contribuent à l’approvisionnement régulier des marchés.
En parallèle, les cultures de rente continuent de soutenir les exportations. Le coton demeure la première filière d’exportation agricole, devant le café et le cacao. Ces productions représentent une source de revenus pour de nombreux producteurs et participent aux recettes d’exportation du pays. Les pouvoirs publics accordent également une attention au développement de la transformation locale afin d’accroître la valeur créée sur le territoire et de renforcer la compétitivité des filières.
Le Budget citoyen 2026 prévoit ainsi une série de mesures destinées à consolider les investissements agricoles, à améliorer l’environnement de production et à accompagner la modernisation du secteur. Cette orientation traduit la volonté du gouvernement de faire de l’agriculture un moteur durable de croissance, de création de richesse et de souveraineté économique.
