Des informations faisant état de l’interpellation de jeunes originaires de la région des Savanes sur des sites d’orpaillage clandestin à l’étranger alimentent les discussions. À ce stade, aucune confirmation officielle n’a été communiquée par les autorités locales. Le préfet de Tône, Ouro-Gouroungou Horoumila, affirme n’avoir reçu aucune notification relative à ces arrestations, tout en rappelant les procédures qui encadrent ce type de situation entre États.
Interrogé sur le sujet, le préfet a indiqué ne pas disposer d’éléments confirmant ces informations. « Je n’avais pas cette information », a-t-il déclaré, précisant qu’aucun signalement ne lui était parvenu par les voies administratives habituelles.

En revanche, il a reconnu que des jeunes de la préfecture rejoignent des zones d’orpaillage dans plusieurs pays de la sous-région à la recherche de revenus. Selon lui, les informations dont il dispose portent sur ces départs et non sur d’éventuelles interpellations. « Je suis informé que les jeunes partent pour l’orpaillage, mais pour les cas des arrestations, je ne suis pas encore au parfum de l’information », a-t-il affirmé.
Le préfet a ensuite rappelé que les conventions internationales prévoient qu’en cas d’arrestation d’un ressortissant étranger, les autorités du pays concerné informent les représentations diplomatiques ou consulaires de son pays d’origine. Cette coopération facilite le suivi administratif et l’assistance consulaire lorsque cela est nécessaire.
Par ailleurs, Ouro-Gouroungou Horoumila a invité les jeunes à explorer les possibilités de création de richesse au Togo. « On peut être riche dans son pays à mesure qu’on s’insère dans les programmes du gouvernement », a-t-il déclaré. Il a également souligné que les difficultés liées à l’emploi ou à la recherche de revenus ne sont pas propres à un seul pays, évoquant notamment la situation observée dans certaines nations africaines.
Cette situation intervient alors que plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest renforcent les opérations de contrôle contre l’orpaillage clandestin. Ce secteur, souvent exercé en dehors du cadre légal, expose les personnes concernées à des poursuites judiciaires, à des expulsions ainsi qu’à des risques liés aux conditions de travail et à la sécurité sur les sites d’exploitation.
