Les conséquences des fortes pluies enregistrées les 29 et 30 juin dans le sud du Togo continuent de mobiliser les services de l’État et leurs partenaires. Réunis le 7 juillet, les acteurs de la protection civile, les partenaires techniques et financiers ainsi que les collectivités locales ont évalué les besoins humanitaires d’urgence à 304,86 millions de FCFA. Cette enveloppe doit permettre d’apporter une réponse rapide aux milliers de personnes touchées dans le Grand Lomé.
Les premières estimations présentées par l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) mettent en lumière l’ampleur des dégâts dans treize communes. Le district d’Agoè concentre une grande partie des impacts avec 6 429 ménages touchés, soit 23 747 personnes. Le bilan provisoire fait également état de cinq décès, de trente-sept blessés, de 683 pièces d’habitation détruites, de 390 toitures emportées ainsi que de dommages relevés dans deux établissements scolaires et deux lieux de culte.
Face à cette situation, l’assistance alimentaire et la distribution de produits de première nécessité figurent parmi les priorités. Les partenaires techniques et financiers ont, pour leur part, souhaité disposer de données statistiques plus détaillées afin d’adapter leurs interventions aux réalités de chaque localité.
Présidant les échanges, le directeur général de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), le lieutenant-colonel Baka Yoman, a tenu à rassurer sur l’évolution de la situation. « La situation demeure sous contrôle », a-t-il déclaré, tout en saluant la mobilisation des différents services et partenaires engagés dans la gestion de cette urgence.
Dès les premières heures des intempéries, le dispositif national de secours a été activé. Les équipes de la protection civile, des forces de sécurité, des sapeurs-pompiers ainsi que plusieurs services techniques sont intervenus dans les secteurs les plus exposés afin de porter assistance aux populations, sécuriser les axes routiers et limiter les conséquences des inondations. Les autorités avaient également diffusé des alertes et appelé les habitants des zones à risque à faire preuve de prudence.
Cette mobilisation repose sur un dispositif de prévention renforcé depuis plusieurs mois. En mars dernier, le gouvernement a consolidé les mécanismes de la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes (PNRRC), avec pour objectif d’améliorer l’anticipation, la coordination des secours et la protection des populations face aux aléas climatiques. Les prévisions météorologiques annonçant une saison des pluies plus soutenue dans le sud du pays ont conduit à une veille accrue des services compétents.
Par ailleurs, les autorités poursuivent les démarches destinées à mobiliser de nouveaux financements pour la reconstruction après les catastrophes à travers le projet de Préparation et de réponse aux catastrophes (PRECO). Cette démarche complète les appuis déjà obtenus auprès de partenaires internationaux. En 2024, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) avait mobilisé 6,6 millions d’euros, soit environ 4,3 milliards de FCFA, afin de soutenir les actions engagées après les précédentes inondations.
