Le gouvernement togolais entend donner une place plus visible à la recherche scientifique dans la transformation économique du pays. Réunis autour de la Commission nationale togolaise pour l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), les responsables des chaires UNESCO des universités publiques ont engagé une réflexion commune afin de renforcer leur coopération et de rapprocher davantage leurs travaux des priorités nationales.
Cette rencontre, conduite sous l’autorité du ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbedji, a réuni les responsables de la Chaire UNESCO Énergies renouvelables de l’Université de Lomé, de la Chaire UNESCO Femmes, Sciences et Gestion raisonnée de l’eau en Afrique de l’Ouest, ainsi que de la Chaire UNESCO Technologies de l’information et de la communication (TIC) et développement de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest de l’Université de Kara.

Les échanges ont permis de dresser un état des lieux des activités conduites par ces centres d’expertise, d’identifier les contraintes auxquelles ils font face et d’examiner les moyens de renforcer leur efficacité. Les participants ont proposé la mise en place d’un cadre permanent de concertation entre les différentes chaires. Ils ont aussi plaidé pour une coopération plus étroite ainsi que pour la mobilisation de nouveaux partenaires techniques et financiers afin de soutenir les programmes de recherche.
À travers cette démarche, les autorités souhaitent rapprocher davantage les travaux scientifiques des besoins du pays. Les domaines couverts par les chaires, notamment les énergies renouvelables, la gestion durable de l’eau, la transformation numérique et le développement des compétences universitaires, correspondent à plusieurs priorités retenues par les politiques publiques.
Le réseau des chaires UNESCO constitue un instrument reconnu de coopération universitaire à l’échelle internationale. Présent dans plus de 120 pays, il réunit plus d’un millier d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Ce dispositif facilite le partage des connaissances, les projets scientifiques communs, le transfert de compétences et l’accès à des partenariats entre universités, institutions publiques et organismes internationaux.
Au Togo, cette dynamique accompagne les réformes engagées depuis plusieurs années dans le secteur de l’enseignement supérieur. Le pays a renforcé ses infrastructures universitaires, développé les Instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD) et encouragé la recherche appliquée afin de rapprocher la formation, l’innovation et les besoins de l’économie nationale.
En favorisant une meilleure synergie entre les chaires UNESCO et les priorités de développement, les autorités entendent accroître l’apport de la recherche scientifique à la production de solutions adaptées aux défis économiques, sociaux, environnementaux et technologiques du pays.
