Deux ans après le décès de Mgr Nicodème Barrigah, ancien archevêque métropolitain de Lomé, l’Église catholique du Togo organise une célébration de mémoire en hommage à celui qui a marqué le paysage religieux national par son parcours pastoral et son implication dans les questions de dialogue et de paix.
Une messe commémorative est prévue ce mardi 4 août 2026 à 12h15 à la Cathédrale Sacré-Cœur de Jésus de Lomé. La célébration sera suivie d’un dépôt de gerbes sur la tombe de l’ancien archevêque, disparu le 4 août 2024.
Né le 19 mai 1963 à Ouaké, dans la préfecture de l’Assoli, Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan a consacré une grande partie de sa vie au service de l’Église. Ordonné prêtre en 1987, il a exercé plusieurs missions pastorales avant d’être nommé évêque d’Atakpamé en 2008 par le pape Benoît XVI. En 2019, il a été nommé archevêque métropolitain de Lomé, succédant à Mgr Denis Amuzu-Dzakpah.
Au-delà de ses responsabilités ecclésiales, il était également connu pour son engagement dans la recherche de solutions pacifiques aux tensions sociales et politiques. Il avait notamment dirigé la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR), mise en place au Togo pour examiner les violences politiques survenues entre 1958 et 2005 et proposer des mesures de réconciliation nationale.
Durant son ministère à la tête de l’archidiocèse de Lomé, Mgr Barrigah avait placé l’accent sur la proximité avec les communautés chrétiennes, la formation spirituelle et la promotion du dialogue. Son parcours avait aussi été marqué par ses prises de position en faveur de la cohésion sociale et du respect de la dignité humaine.
Sa disparition, survenue à l’âge de 61 ans après plusieurs mois de problèmes de santé, avait suscité de nombreuses réactions au Togo et au-delà des frontières nationales. Des représentants de l’État, des responsables religieux et des acteurs de la société civile avaient rendu hommage à une figure reconnue pour son rôle dans la vie publique et religieuse.
La commémoration du 4 août 2026 constitue un moment de prière et de souvenir pour les fidèles qui continuent de rendre hommage à l’ancien archevêque. Deux ans après sa disparition, son nom demeure associé aux efforts de dialogue, de réconciliation et d’accompagnement pastoral menés au sein de l’Église catholique togolaise.
