Dans un communiqué en date du 28 Septembre 2026, le Nigeria a précisé les principaux critères qui guideront sa position dans la course au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Justice, équité, représentation de l’Afrique et défense du multilatéralisme figurent parmi les priorités annoncées par Abuja.
À l’approche de l’élection du prochain Secrétaire général des Nations Unies, le Nigeria affiche ses lignes directrices. Le Vice-Président nigérian, Kashim Shettima, les a exposées lors d’un échange avec Rebeca Grynspan, candidate costaricienne au poste de Secrétaire générale de l’ONU.

Selon le Vice-Président, le Nigeria entend fonder son soutien sur plusieurs principes, notamment l’équité, la justice et l’impartialité. Abuja souhaite également que le futur Secrétaire général soit un responsable capable de porter les aspirations de l’Afrique dans les instances internationales.
Au-delà des principes de justice et d’équité, le Nigeria accorde une importance particulière à la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale.
Kashim Shettima a ainsi évoqué la nécessité de permettre au continent africain d’accéder à davantage de positions au sein des principales instances internationales de décision. Il a également réaffirmé l’importance du multilatéralisme, de la prévention des conflits et de la préservation de la paix.
Pour Abuja, la réforme de l’architecture de la gouvernance mondiale constitue également un enjeu majeur. Le Vice-Président a relevé que cette architecture, mise en place après 1945, n’a pas suffisamment évolué pour refléter la place et le poids démographique de l’Afrique, qui compte aujourd’hui plus de 1,3 milliard d’habitants.
C’est dans ce contexte que Rebeca Grynspan a rencontré le Vice-Président nigérian afin de présenter sa candidature et de solliciter le soutien de Lagos.
La diplomate costaricienne a mis en avant son appartenance au Sud global et sa connaissance des enjeux africains. Elle a assuré vouloir porter, à la tête des Nations Unies, un programme axé sur les réformes, la paix et une meilleure prise en compte des aspirations des pays du Sud.
Elle a également affirmé que la revendication africaine en faveur d’une représentation permanente au Conseil de sécurité de l’ONU ferait partie des priorités auxquelles elle entend accorder une attention particulière.
Le Vice-Président Shettima a par ailleurs indiqué que la position du Nigeria pourrait tenir compte de ses relations historiques avec l’Amérique latine ainsi que de la question de la représentation des femmes dans les plus hautes fonctions internationales.
En marge de cet échange consacré à la succession à la tête de l’ONU, le Vice-Président nigérian a également rencontré la Reine Máxima des Pays-Bas à New York. Les discussions ont notamment porté sur le renforcement de la coopération entre les deux pays en matière d’inclusion et de santé financière.
Les Pays-Bas devraient mettre leur expertise à contribution pour accompagner les initiatives nigérianes destinées à améliorer l’accès aux services financiers, notamment pour les femmes et les populations vulnérables.
Kashim Shettima a souligné les liens entre inclusion financière, éducation, sécurité et réduction de la pauvreté. Il a notamment cité les programmes de transferts monétaires conditionnels et certaines initiatives dans le secteur agricole.
Le Vice-Président a également défendu les réformes économiques engagées par l’administration du Président Bola Ahmed Tinubu, estimant qu’elles étaient nécessaires au regard de la situation économique héritée en 2023.
De son côté, la Reine Máxima, qui est également Défenseure spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la santé financière, a salué les efforts entrepris en matière d’inclusion financière et proposé un partage d’expertise dans des domaines tels que l’assurance, les garanties de crédit et la production de données.
À travers les déclarations de son Vice-Président, le Nigeria présente donc une position reposant sur plusieurs axes : justice et équité, défense des intérêts africains, multilatéralisme, prévention des conflits, représentation dans les instances internationales et prise en compte de la diversité.
La candidature de Rebeca Grynspan s’inscrit désormais dans ce cadre de critères exposés par Abuja, alors que les discussions diplomatiques autour de la succession au poste de Secrétaire général de l’ONU se poursuivent.
