La transformation de la noix de coco en produit à forte valeur ajoutée attire de nouveaux appuis dans la région maritime. Un programme dédié aux groupements féminins actifs dans la production d’huile de coco a été lancé avec pour objectif de renforcer les capacités techniques et organisationnelles de plusieurs coopératives réparties entre les préfectures des Lacs, Vo, Bas-Mono et Golfe.
L’initiative, financée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) à travers le projet R4C-Togo, cible six coopératives engagées dans la transformation locale. Elle vise à améliorer la qualité de production et à structurer davantage les activités autour de cette filière.
Les bénéficiaires sont appelées à recevoir un appui matériel comprenant des équipements de transformation tels que broyeuses, malaxeurs et bâches. À cela s’ajoutent des sessions de formation axées sur les techniques de production, le conditionnement, l’étiquetage et la présentation des produits destinés au marché.
Au-delà de l’aspect technique, le programme met également l’accent sur l’organisation des circuits d’approvisionnement en matières premières. Les productrices seront accompagnées afin de mieux structurer leurs activités et d’optimiser les différentes étapes de la chaîne de valeur.
Les initiateurs du projet expliquent que la filière coco représente une source importante d’activités économiques dans plusieurs localités côtières. Elle contribue à la création d’emplois et à la diversification des revenus des ménages, en particulier dans les zones rurales.
Toutefois, les coopératives concernées font face à des contraintes liées au manque d’équipements adaptés et à des difficultés dans la transformation à grande échelle. Le programme entend ainsi apporter une réponse à ces limites en renforçant les capacités de production et en améliorant la qualité des produits finis.
En parallèle, l’accent est mis sur la structuration des organisations locales afin de favoriser une meilleure intégration des produits sur les marchés. Les acteurs du projet estiment que cette approche pourrait permettre une meilleure valorisation des ressources locales issues du cocotier et consolider les revenus des femmes impliquées dans cette activité.
