Le Togo a maintenu en 2025 un score de 101,2 points sur l’indicateur du climat des affaires de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Ce niveau, identique à celui de 2024, place le pays au troisième rang de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), derrière la Côte d’Ivoire et le Sénégal.
La performance togolaise se distingue d’abord par sa régularité. Après un score de 101,0 points en 2023, l’indicateur est passé à 101,2 en 2024, avant de se maintenir à ce niveau en 2025. En trois ans, le Togo est donc resté au-dessus du seuil de 100 points qui correspond à la moyenne de long terme de l’indice.
La comparaison avec les autres économies de l’Union confirme cette position. La Côte d’Ivoire arrive en tête avec 102,0 points, suivie du Sénégal avec 101,8 points. Le Togo conserve ainsi une avance sur le Niger, quatrième avec 100,9 points, et le Bénin, crédité de 100,6 points. Le Burkina Faso affiche 99,8 points, la Guinée-Bissau 99,2 points et le Mali 98,7 points.
La moyenne de l’UEMOA s’est établie à 101,1 points en 2025, après 101,1 points en 2024 et 100,9 points en 2023. Le score togolais se situe donc légèrement au-dessus du niveau régional, avec un écart de 0,1 point.
Cette stabilité intervient alors que l’indicateur connaît des évolutions différentes selon les périodes. En juin 2025, le Togo affichait 101,0 points. Le niveau est ensuite descendu à 100,2 en avril 2026, puis à 100,1 en mai et en juin. Sur la même période, l’indicateur régional atteignait 100,6 points en juin 2026.
Ces données mensuelles ne remettent pas en cause le niveau annuel enregistré en 2025, mais elles permettent de suivre plus finement l’évolution de la perception du secteur privé. L’indicateur de la BCEAO est en effet établi à partir d’enquêtes mensuelles menées auprès des entreprises modernes de la région.
Son calcul repose sur plusieurs composantes de l’activité économique, notamment la production industrielle, le chiffre d’affaires du commerce et des services, l’emploi et les services financiers. Un niveau supérieur à 100 traduit une perception globalement plus favorable que la moyenne de long terme.
Pour le Togo, la stabilité du score annuel intervient après plusieurs années de réformes destinées à améliorer les conditions d’activité des entreprises. La Cellule Climat des Affaires, mise en place en 2017, accompagne notamment les actions portant sur la simplification des procédures, l’efficacité administrative et l’amélioration des relations entre l’administration et le secteur privé.
Le classement régional rejoint par ailleurs les résultats obtenus par le pays dans l’édition 2025 du rapport Business Ready de la Banque mondiale. Le Togo y figurait au quatrième rang africain selon les éléments fournis dans le document, devant le Sénégal et la Côte d’Ivoire dans ce classement continental.
À l’échelle de l’UEMOA, les écarts restent toutefois limités entre les premières économies. Moins d’un point sépare le Togo, troisième, de la Côte d’Ivoire, première. Cette proximité traduit une perception relativement comparable de l’environnement économique dans les trois pays arrivés en tête en 2025.
