Le Président français Emmanuel Macron a salué, ce jeudi à Paris, la méthode du Président du Conseil de la République du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, dans ses efforts de médiation pour la paix dans la région des Grands Lacs.
« Nous croyons en effet en cette approche », a déclaré Emmanuel Macron, en référence à la stratégie de médiation du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, dans la résolution de la crise en République démocratique du Congo (RDC).
Extrait du discours du Président Emmanuel Macron sur le soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs.
Réuni aux côtés de Félix Tshisekedi, Président de la République démocratique du Congo, Faure Gnassingbé intervenait en sa qualité de médiateur de l’Union africaine pour la crise en RDC. Il a plaidé pour une réponse africaine durable, intégrée et coordonnée face à l’urgence humanitaire persistante dans l’Est du pays et plus largement dans la région des Grands Lacs.
« Je voudrais partager avec vous trois messages : premièrement, l’urgence humanitaire appelle désormais à une réponse durable et intégrée. Et cette réponse doit être africaine. L’aide humanitaire doit devenir un pont vers le développement. L’urgence est évidente, mais elle ne doit pas nous faire oublier une autre vérité : on ne peut pas répondre indéfiniment à long terme avec des outils de court terme. Les camps doivent redevenir des villages ; les distributions doivent devenir des circuits économiques », a déclaré le Président togolais.
Dans son allocution, Faure Gnassingbé a également appelé à une mobilisation internationale coordonnée afin de répondre efficacement à la crise humanitaire dans l’Est de la RDC et de consolider les bases d’une paix durable.

À l’issue de cette conférence, Emmanuel Macron qui l’a initiée aux côtés du Togo, a fait savoir que cette dernière a mobilisé 1,5 milliard de dollars de promesses de financement.
Il a également annoncé réouverture de l’aéroport de Goma aux vols humanitaires légers.
Notez que parmi les nations représentées figurent l’Allemagne, les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, la Suisse, l’Espagne, l’Italie, la Suède, la Pologne, la Finlande, les Pays-Bas, la République tchèque, le Portugal, la Roumanie et la Grèce, aux côtés de l’Arabie saoudite et du Qatar.
Rappelons que cette conférence à Paris s’inscrit dans la continuité des initiatives diplomatiques visant à stabiliser la région des Grands Lacs, confrontée depuis plusieurs années à des tensions politiques, sécuritaires et humanitaires majeures.
