Le Conseil des ministres a validé ce mercredi 17 décembre 2025, un décret qui redessine le paysage de la régulation médiatique au Togo. La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) laisse place à la Haute autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC). Ce changement de nom s’inscrit dans le cadre des réformes institutionnelles prévues par la Constitution du 6 mai 2024.
La nouvelle entité élargit son périmètre d’intervention. Elle devient le régulateur unique de tous les supports de communication du pays. Les médias écrits, audiovisuels et numériques relèvent désormais de sa compétence. Les plateformes en ligne et les réseaux sociaux entrent également dans son champ de surveillance.
La HARC hérite d’une mission centrale autour de trois libertés fondamentales. Elle devra garantir l’équilibre entre la liberté d’expression, la liberté d’opinion et la liberté de presse. En parallèle, l’institution veillera au respect strict des règles déontologiques et professionnelles qui encadrent le métier de journaliste.
Ce décret vient compléter les dispositions de l’ordonnance du 30 avril 2025. Ce texte avait posé les principes fondamentaux régissant la création de cette autorité. Le document adopté mercredi précise les modalités pratiques de son fonctionnement quotidien. Il structure les services internes de manière cohérente et définit les procédures administratives nécessaires à l’accomplissement de sa mission.
Cependant, une zone d’ombre subsiste autour de la transition entre l’ancienne et la nouvelle autorité de régulation. La HAAC actuelle a fait l’objet d’un renouvellement récent. Les nouveaux membres désignés n’ont pourtant jamais pris leurs fonctions effectives. Ce changement de dénomination soulève plusieurs interrogations pratiques.
Le sort réservé à ces nouveaux membres reste flou. Faudra-t-il procéder à de nouvelles désignations pour composer la HARC ou les personnes déjà nommées seront-elles automatiquement transférées vers la structure rebaptisée ? Le décret adopté mercredi ne fournit aucune précision sur cette question de transition.
